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En Alsace avec Paul Matthis, 4e dan depuis 30 ans, au Fort Kleber

En Alsace avec Paul Matthis, 4e dan depuis 30 ans, au Fort Kleber dans mes dojos 77159_357212024389385_1262589906_n1-225x300

Paul est certainement l’un de mes deux ou trois senseis préférés. Et ce pour différentes raisons. L’efficacité de ses cours, ou l’on transpire beaucoup, et j’aime travailler dans la sueur. La convivialité sans chichi de son dojo, qui de plus, est certainement le plus beau et le plus atypique qu’il m’ait été donné de visiter. Et par-dessus tout, l’un des senseis les plus attachant, les plus drôle, les plus amical que j’ai pu rencontrer.

Paul est quelqu’un d’entier, profondément généreux, mais du genre à dire clairement ce qu’il pense, quitte à froisser. Un homme lumineux, toujours souriant, à la bonne humeur légendaire, mais sans compromis. Les honneurs, les diplômes, il s ‘en fiche, il ne fait pas de politique. Une rencontre avec Paul est forcément une rencontre très forte au vu de sa personnalité hors norme. Mais derrière son hilarité communicative, on devine une sensibilité peu courante, peut-être même de la fragilité. Paul n’est pas uniquement un sensei qu’on respecte, mais un homme …qu’on aime. Paul Matthis est 4e dan, depuis près de 30 ans…
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Paul Matthis a  débuté l’aïkido en septembre 1973 avec Fernand Simon (co-fondateur de l’Aïkido en Alsace, avec M.Panza), avec qui il a pratiqué pendant 18 années. En Avril 1984, il a passé 5 semaines au Japon pour la préparation de son 4ème Dan, qui lui fut remis par Christian Tissier Shihan. De 1984 à 1989, il occupe le poste de DTR FFAAA de la Ligue Alsace avec Paul Muller, et, en même temps en 1985-1986, celui de DTR Lorraine en remplacement de Yvan Lostette.

 

 

 

 

La première fois que j’ai mis les pieds à Fort Kleber, ce fut une surprise totale. Généralement quand je vais en alsace, je loge sur Wissembourg, au nord d’Haguenau. Villes ou se trouvent d’ailleurs deux excellents dojos, dont celui de Christian Cailleux qui est devenu maintenant une étape obligées pour moi, et j’y retrouve toujours avec un grand plaisir mes amis Christian, Niels, sacha, roland et michel.

906519_357206081056646_1448614461_o-300x225Un soir, d’hiver, j’ai fait la route de Wissembourg à Wolfisheim, près de Strasbourg, direction Fort Kleber. La masse imposante du fort m’attendait sur le parking près du parc floral. Je dois le dire, en première approche, je me suis demandé, si je ne me trompais pas d’adresse, et si un dojo pouvait bien se trouvait dans cet ancien fort militaire, vestige de la guerre de 1870. L’ancien fort Bismarck a été désaffecté en 1996.c ’est ainsi que le fort abrite actuellement : le théâtre des Quinquets, le Carnaval de Strasbourg, les Cavaliers et meneurs du fort, le club d’Aïkido (ACW)… mais aussi les ateliers municipaux, quelques entreprises et de nombreux artistes.fortk31-300x72

Je prends mon sac et je traverse alors le pont qui mène à ce qui doit être l’entrée principale dans une obscurité peu rassurante, et je me demande si je ne suis pas en train de tomber dans un piège glauque, en me jetant dans un squat de punk à chiens…

Heureusement quelques affiches associatives me rassurent, un peu, ainsi que la bonne propreté des environs. Je rentre alors dans une série de couloirs militaires qui semblent me ramenés quelques années en arrière, à l’époque épique de mon service militaire. Je respire quand je découvre une pancarte fléchée marqué «  aïkido ». Tout va mieux, je n’ai pas fait une heure de route pour rien. Je suis alors différents couloirs descendants, parsemés de pancartes vestiges de son dernier passé bidasse.

 

906519_357206091056645_2009588992_o-300x225906519_357206094389978_1050947999_o-300x225Certains sont d’ailleurs entachés d’annotations potaches, dont après coup, je suis à peu près certains qu’elles sont l’œuvre de Paul ou de ses élèves…Au bout, d’un couloir, je commence à entendre des bruits familiers de chutes, j’arrive enfin.

Je découvre alors deux petites salles  aux tatamis verts, et aux murs carrelés ! Un magnifique et grandiose portrait du fondateur trône au Kamiza. Je comprends alors ou je mets les pieds en voyant le panneau à l’entrée du dojo : ICI, IL EST INTERDIT DE FAIRE LA GUEULE »

 

 

 

894572_357207017723219_1819277849_o-300x225894572_357207014389886_1918793298_o-300x225Depuis j’y suis retourné deux fois, et à chaque fois, un souvenir inoubliable. La dernière fois que je suis venu, Paul me reconnait et me présente à ses élèves « Faites gaffes avec l’étranger, si vous lui cassez la gueule, il va écrire qu’on est une bande de cons ! » Tout est dit. Avant le cours adultes, Paul assure aussi le cours enfant. Pour eux c’est la fête. Paul démontre un sumi otoshi, et demande aux mômes «  Alors les nuls, comment ça s’appelle cette technique ?? » Des noms de techniques fusent mais pas celui attendu par Paul. La sanction tombe : « MUSIQUE !» tous les mômes et les quelques adultes participants s’exécutent. Sur le dos, une série de 10 abdos en tapant sur ses cuisses et en cadences svp » et à chaque erreur, on recommence. C’est spartiate, mais tout le monde s’exécute dans la bonne humeur, dans la joie même. Car Paul a ceci d’extraordinaire. Etre capable d’exiger le maximum, en souriant, et pourtant on sait qu’il ne plaisante pas. La bonne humeur est présente comme nulle part, et tout le monde souffre avec la banane et même, en redemande ! Les enfants bossent comme des furieux, mais sont ravis et ça se voit. Etonnamment, les adultes qui se sont joints aux enfants ont l’air d’en baver plus que les petits !!

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Suivre un cours avec Paul est une expérience. On n’est pas là pour se reposer, croyez moi. Ca pulse, avec l’obligation contractuelle de garder le sourire et la pèche. Le dojo est extraordinaire. Deux petites salles aux murs carrelés, où mieux vaut gère l’espace. Les élèves de Paul sont d’un niveau exceptionnel et du coup, travailler avec eux est évidemment très riche. Paul ponctue chaque présentation, d’un mot, d’une boutade drolissime, qui fait qu’on ait sur de vraiment se marrer toute les 5 minutes. Pendant que les élèves bossent, Paul parcours le dojo en corrigeant ici ou là, et toujours avec un mot amusant, c’en est presque un one man show comique. On en ressort épuisé, trempé, mais avec les abdos rompus d’avoir ri autant, et surtout avec une banane jusqu’aux oreilles.paul-7-198x300

A chaque fois, après la douche, il y a un pot d’anniversaire, ou autre prétexte. Paul m’assure que j’ai vraiment du bol de tomber bien à chaque fois. Je ne suis pas sûr de devoir le croire le dessus ;) Du coup, on se retrouve à passer à table, avec cidre, cochonnailles, cakes etc. jusqu’à 1 h du matin !! Je ne vous fais pas un dessin. Quelle soirée mes amis !

Une petite vidéo du club de Rosheim, qui en dit long sur Paul.

http://www.dailymotion.com/video/xcqts4_aikido-paul-matthis-a-rosheim_sport

Le site de Paul : aikimatthis.free.fr

Vous pouvez aussi retrouver Paul tout les mois sur le site de Rosheim : http://aikidorosheim.com/portfolio/paul-matthis-les-mouvements-du-mois/

Aïkido Club Wolfisheim
Fort Kléber, rue du Fort Kléber
67202 Wolfisheim

Renseignements :
06-03-98-71-39
03-88-33-35-24

Paul avec Ikeda sensei, Saito sensei et le deuxieme Doshu, kishomaru Ueshiba.

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Albert, Mon professeur d’aïkido.

Albert, Mon professeur d'aïkido. dans mes dojos 295992_107290616048195_1806410586_n
Je parle toujours des clubs ou je passe mais rarement de mon port d’attache, le club de saint pierre de Varengeville, près de Rouen.
C’est un petit club de province ou je traine depuis maintenant près de 6 ans. A cette époque on n’était bien souvent que trois ou 4 adultes, parfois 2… tous kyus, tres kyu. avec évidemment beaucoup d’abandons.Cette saison, nous sommes bien souvent une dizaine, voir 15 sur le tatami. On a en plus la chance d’avoir un dojo tout neuf depuis peu, et de surcroit, un des plus vastes de la région! Le niveau monte petit à petit, et on commence à avoir des élèves de plus en plus motivés et avec les stages, on espère bien que le niveau monte encore les saisons prochaines, même si bien souvent comme ailleurs, les plus jeunes finissent par partir, à la fac,  là ou le travail les emporte.

Comme nombre de professeurs, Albert est bénévole, et ne compte pas ses heures sur le tatami, ici ou en stages, pour faire progresser ses élèves, adultes, ado ou enfants. Et puis, il y a le club a gérer, les stages enseignants, les plans de cours a préparer… On ne se rend pas toujours compte du boulot que cela représente. Surtout qu’il doit lui aussi travailler pour sa propre progression.

Aujourd’hui je me retrouve etonnament le sempai, l’ancien (!) à peine 2e kyu, bientôt 1er kyu j’espère, on verra . Depuis cette saison, j’accompagne aussi dès que possible Albert pour les cours enfants, source de plaisir inouie, et l’un de mes buts en aikido. Albert est de ses professeurs généreux, souriant, décontracté,pas le genre a vouloir jouer plus japonais que les japonais. Mais maintenant que le niveau monte et que les élèves commencent à se fidéliser, je sens bien qu’il durcit son enseignement, l’étiquette se fait plus présente et l’exigence s’accroit.

Non pas que la course au grade m’affole, mais la noire se dessine, loin, devant moi. Loin, mais se dessine quand même de plus en plus. Et passer mon shodan sera forcement un moment de fierté particulier de ma vie, j’en suis certain, même si cela arrivera quand cela arrivera, voilà. Albert m’a demandé cette saison, de commencer à me préparer pour faire cours de temps en temps  avec lui en tuteur. C’est certes un peu effrayant pour un  débutant, mais cela sera hyper formateur, assurément, et on « debriefera » en fin de cours;) Mais une de motivations qui me pousse, maintenant que le métier commence a se faire doucement pour moi, est  la fierté que j’aurais  de pouvoir offrir une première ceinture noire à Albert et au club. Cela sera pour moi, la meilleur façon de le remercier pour tout ce qu’il fait pour nous. Et même si aujourd’hui j’essaye de suivre  Eric Marchand, pascal Guillemin ou Bruno Gonzales (mon DTR), qui sont mes références actuelles, je reste fidèle à celui qui est mon professeur depuis le début.

Albert n’est pas du genre a se faire appeler sensei. C’est mon professeur…Merci Albert ;)

img_2854-300x224 dans NEWSCours       Enfants : le Mercredi de 16 h à 17 h

Ados :     le mardi de 18 h à 19 h 30

Adultes : le Mardi et jeudi de 19 h 30 à 21 h

Renseignements  Tel : 02 35 05 35 54 ou 06 83 30 43 76

Ou :   Aikidovarengevil@aol.com

http://aikido-varengevillais.e-monsite.com/

Dominique Rascle, 5e dan, de Lyon à Pékin via Tokyo.

Dominique Rascle, 5e dan, de Lyon à Pékin via Tokyo. dans INTERVIEWS 61

Je le dis tout de go, je ne suis encore jamais allé ni en Chine ni au Japon, même si cela risque de se présenter à moi prochainement. Par contre pour Dominique Rascle, c’est un chemin déjà maintes fois emprunté comme je vais vous le narrer …

J’ai rencontré Dominique Rascle pour la première fois à Lyon, l’année dernière, via la magie de Facebook, où Fabrice De Ré m’invita à venir au JCLV de Villeurbanne et au CLAM rue Marietton, pour rencontrer un de ses maitres dont il dit lui-même « qu’il lui a ouvert des voies de compréhension et l’a sensibilisé à la finesse du ressenti corporel et mental de la discipline »

Dominique enseigne donc sur deux dojos lyonnais, 4 soirs par semaine, même si parfois certains de ses élèves l’aident un peu. C’est devenu maintenant un de mes dojos repères où je ne manque plus de passer dès que je passe dans le coin. D’abord parce que j’aime l’ambiance conviviale qui y règne, des élèves de tous niveaux, du complet béotien au 4 e dan, ce qui permet vraiment de pouvoir travailler sur un large tableau. Des gens que je commence à reconnaitre un peu, ce qui est éminemment sympathique et amical, et avec qui on peut travailler en toute décontraction. Ce qui reste d’ailleurs pour moi une gageure , moi qui suis toujours sur la défensive (Clin d’œil pour Fabrice).img_1902-300x165 dans mes dojos

Mais aussi, pour avoir le plaisir et l’honneur de travailler avec un professeur comme Dominique. Celui-ci est 5e dan, ce qui n’est pas rien. Il a  débuté l’Aïkido en 1982 avec Marcel Desroche à Roanne, puis avec Pierre Matthieu et a suivi Philippe Gouttard  pendant 5 ans au JCLV Villeurbanne. Il a passé son shodan en 1987, et le 5ème Dan en …2007, remis pas Christian Tissier Shihan dont il dit   » J’ai suivi Christian dans de nombreux stages en France et à l’étranger et pendant 15 ans ses stages mensuels à Paris. En faîte ma référence en France c’est Christian  dont j’apprécie la précision technique, l’aspect martial de sa pratique et sa très grande sympathie. »christian-tissier-sensei-300x225

 

En cours, Dominique est très concentré, ou plutôt concerné, s’attachant posément à la précision de son propos, revenant sur tel ou tel détail, corrige son uke en même temps (parfois  ça calme !), et puis avec un large sourire, nous invite à nous lancer( ou à nous projeter selon…). Alors il parcourt le dojo, reprenant ici un placement, ici une attitude, là un détail qui se révèle crucial. De lui émane  à la fois une certaine bonhommie apaisante qui vous met à l’aise, et en même temps, tout le sérieux d’un expert dont on sait que chaque parole sera un enseignement enrichissant.

 

Ce soir, après le cours, Dominique me propose d’aller boire un verre chez une de ses élèves qui habite à deux pas. Car celui-ci partage beaucoup plus que de l’aïkido avec ses élèves, autour d’un bon repas ou d’un verre ici ou là, où son humanisme ne s’arrête pas à son discours. Alors ce soir, on boit un verre et on discute comme de vieux amis. En fait, n’est-ce toujours pas de l’aïkido ?

Dominique m’apprends pas mal de choses sur son parcours et la vision de sa pratique. Depuis  1993, il va tous les ans au Japon passer un mois à l’Aikikai, où il suit en particulier l’enseignement du Doshu, mais aussi Myamoto, Yasuno, Endo, Osawa, Kobayashi, Irie senseis. D’ailleurs il invite régulièrement Myamoto sensei sur Lyon, ce qui est comme on l’imagine aisément, une chance inouïe pour ses élèves. Il me dit que sa pratique et sa vision de l’aïkido ont beaucoup évolué depuis ses séjours au japon. En même temps, on en vient à évoquer cet excès de zèle de certains européens à vouloir être plus japonais que les japonais, sur les rituels, le shintoïsme ou des cérémoniaux vide de sens, surtout quand il n’ont passé au plus que 15 jours la bas…. Malgré tout cela doit être forcément un recentrage extraordinaire que de repasser par la source. A propos de  son parcours au pays du soleil levant :

 » Au Japon, auprès des maîtres, j’apprécie la pratique basée sur la sensation, l’utilisation souple du corps. Pour moi, ces deux pratiques sont complémentaires et à partir de ça, j’ai développé ma propre pratique, et mon travail est en continuelle recherche et je continue à me perfectionner auprès de Christian et des maîtres japonais. »

 

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Dominique enseigne aussi régulièrement …en Chine ! Il a eu un élève, chinois, pendant quelques années. Un jour, ils s’organisent un voyage là bas avec quelques élèves. Dominique en profite pour visiter quelques dojos et très vite on lui propose de donner des cours ici ou là. Depuis, il revient très régulièrement sur Pékin, Shanghai, Xi’an, Guiyang et Wuhan où il enseigne à des groupes de plus 70 pratiquants ! Et comme je dois me rendre prochainement (je croise les doigts) à Shanghai, Dominique m’enverra chez ses élèves ;-).

« Je recherche actuellement dans ma pratique un réel échange entre « UKE » et « TORI », ce qui nécessite beaucoup de sincérité et de générosité de la part de chacun d’eux. C’est le message que je souhaite faire passer dans mes cours, et j’ai beaucoup de satisfaction quand un réel échange se produit avec mes élèves, et entre les élèves eux-mêmes.C’est cette constante recherche, notamment autour du travail énergétique, et le plaisir que j’ai à l’enseigner, qui me motive particulièrement.J’ai une réelle satisfaction aussi à voir progresser, évoluer mes élèves, et j’ai formé, depuis que j’enseigne, une vingtaine de ceintures noires, du 1er Dan au 3ème Dan, et quelques brevets fédéraux. »293472_1947942870456_4123629_n1-300x200307356_1947940030385_220794_n-300x200

 

Dominique est vraiment un professeur chaleureux et sympathique, pas le genre à se la jouer Gourou , mais avec le juste respect de l’étiquette, celui que l’on doit à un maitre et à ses élèves, dans la convivialité et l’amitié sincère.

 

 

Un dernier mot  : « Après 30 années de pratique, ma motivation est intacte, voire renforcée.Actuellement, après toutes ces expériences, je pense que j’ai développé ma propre pratique, et mon travail de recherche me permet d’être en constante évolution.Je continue à progresser grâce à l’enseignement, l’échange avec mes élèves, grâce au soutien de Christian et des Maîtres japonais, et bien sûr, grâce à tous les experts et pratiquants que je croise sur les tatamis. »

Merci  pour tout cela Dominique, et à bientôt!

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le site de Dominique: http://www.aikido-lyonvilleurbanne.com/

le JCLV : http://www.jclvclub.fr

le Clam : http://aikidoclam.free.fr/

 

 

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Avec Farouk Benouali, Aiki-doux à Villeurbanne.

Avec Farouk Benouali, Aiki-doux à Villeurbanne. dans mes dojos 375089_10150626940613871_94850718_n

 

La région lyonnaise est vraiment une terre d’aïkido. Au moins 40 clubs !  La  FFAA est très présente, avec Pierre Mathieu (­6e dan), Dominique Rascle (5e), Herve Messina (5e), sous la direction de Luc Mathevet, Dtr de la région (à St Etienne). La FFAB est aussi tés présente avec des noms comme Michel Gillet(6e) ou Roberto Dalessandro (6e), et bien d’autres. Si on rajoute les dojos de l’EPA d’Alain Peyrache, 3A et Iwama, on n’a que le choix de l’embarras. Si je voulais visiter tout le monde, il me faudrait 3 mois minimum.

Personnellement, J’aime à aller chez Dominique Rascle ou je retrouve mon copain Fabrice de Ré, dont le livre «  Entre jeu et technique «  fera l’objet de mon prochain article, tout comme Dominique.couv-products-947171-150x150 dans mes dojos

Ce soir j’ai décidé de varier les plaisirs en me rendant chez un jeune sensei dont j’ai déjà beaucoup entendu parler. Il fait parti de cette  nouvelle génération prometteuse, avec Tanguy le Vourch, Yannick Le Fournis, Julien Coup ou Issei Tamaki. Farouk enseigne sur deux dojos, l’un dans le vieux Lyon, l’autre à Villeurbanne. C’est dans ce dernier que j’ai débarqué ce soir.Je me suis fait souffrance pour venir, vu que je me suis blessé aux lombaires ce matin au boulot, et je suis d’autant plus tendu que je ne sais pas où je vais mettre les pieds. Peut-être chez des brutes ?!

Arrivé avec 45 mn d’avance, Je suis accueilli par un Farouk en survêtement qui donne un cours de Taiso et qui m’invite à les rejoindre. Je respire, ça commence dans la détente et la relaxation, parfait pour mes lombaires et mes tensions de la journée. C’est d’ailleurs une première pour moi, mais ce qui est sûr, c’est que cela ne sera pas la dernière, car cela fait vraiment un bien fou.

Je découvre un professeur d’une douceur extrême, hyper souple, très  souriant et dont le regard clair et placide suffit  à me faire comprendre …que tout va bien se passer.3629243704_337bc3c31f-300x225

A la suite du Taîso, à 19H30, le cours d’aiki demarre. Nous ne sommes que 7 élèves. Il faut préciser que le dojo de Villeurbanne est tout récent, mais peu importe, c’est très suffisant pour travailler. Farouk, comme précédemment, reste  tout en douceur et sourire, avec un travail très précis et structuré. Je suis admiratif de son jeune Uke, Arnaud, dont j’aimerais bien avoir le quart des capacités de connexion et de relâchement.  Farouk nous incite à travailler en fluidité, toujours centré, en contrôlant les axes, en descendant sur les appuis et s’il montre des mouvements souples et tout en douceur, je vois vite que quand il accélère, son efficacité est plus que patente.

Avec Farouk et ses élèves, J’ai vraiment beaucoup appris ce soir, notamment sur l’entretien du déséquilibre et le rôle des appuis, avec des partenaires toujours sympas avec qui on se régale à partager en travaillant. Farouk m’a autant impressionné par sa maitrise technique que par sa pédagogie, son envie évidente de donner  et sa gentillesse. Vraiment, si vous avez l’occasion d’aller à sa rencontre en stage ou a son club, ne le manquez pas.Un stage aura d’ailleurs lieu sur paris bientot

PS : Etonamment ou pas, mon mal au dos a disparu…

 

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Farouk est 4e dan aïkido, et suis de près Yamada Sensei, Tiki Shewan, Pascal Krieger, Stephane Benedetti, Daniel Leclerc, Dominique Pierre et Yahagi Sensei de l’école de Iaïjutsu Ryushin Shochi Ryu Iaïjutsu.Il est  professeur d’aïkido diplômé d’Etat , donne des cours de Taïso (massages, auto-massages, assouplissement, exercices de respiration, renforts articulaires et musculaires), de iaïdo (Shoden en muso shinden ryu), et de Kenjutsu (3 ème Dan Iaïjutsu).

  MJC du Vieux Lyon
  Salle Thézillat  Montée St Barthélemy
  69005 Lyon

  Ecole d’Aïkido et de Budo
  CS Cyprian les Brosses
  4 Rue Jules Guesde
  69100 Villeurbanne

http://www.faroukbenouali.com/

les sites federaux

http://aikido-rhone-al/

http://www.aikido-ffab-ra.org/

le site de l’EPA d’Alain Peyrache

http://www.dojoista.com/

D’autres senseis :

Tanguy le Vourc’h : http://www.misogi-dojo.com/

Issei Tamaki : http://www.isseitamaki.com/

Julien coup : http://www.aikido-argenteuil.com/

Yannick le Fournis : http://yannicklefournis.unblog.fr/

 

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Avec Maitre M’Barek Alaoui, 8e dan au Syudokan de Casablanca

Avec Maitre M’Barek Alaoui, 8e dan au Syudokan de Casablanca dans mes dojos 07062008005-300x225

 

 

 

 

 

 

 

 

Je viens d’apprendre le deces de Maitre M Barek Alaoui. J’ai eu la chance de le rencontré par trois fois à Casablanca. Maitre Alaoui, c’était l »humilité » faite homme. emplit de sagesse, de gentillesse, il a vécut pauvrement toute sa vie de son simple atelier de cordonnier. Il avait commencé l’aikido en 1957, puis avait rencontré Maitre Tamura en 1962, qui lui remettra le premier Shodan  marocain. Qaund il évoquait son illustre maitre, il montrait une vieille photo au mur et les larmes lui montait aux yeux. Maitre Alaoui était 8e dan d’aikido, 5e dan Iaido, 2e dan judo et Kendo. Même si il avait été compétiteur international de Kendo, il refusait maintenant d’entendre parler de compétition.

« L’aïkido est une famille et vous en faites partie. Cela existe aussi en islam, il faut donner sans attendre de recevoir en retour.C’est l’amour, Tamura était aussi comme ça. Il m’a donné autrefois l’argent qu’il avait gagné d’un stage, pourouvrir mon propre dojo à Casablanca »

Maitre, Alaoui, compte assurément parmi les rencontres les plus précieuses, non seulement  de mon parcours d’aikidoka, mais de ma vie.  Humilité, c’est vraiment ce qui le définissait le mieux. On dit qu’il ne faut pas pleurer ceux qui nous quittent, mais au contraire se réjouir d’avoir eu la chance de les rencontrer.Merci Maitre Alaoui.

Ma  première rencontre avec Maitre M Barek.

Je suis venu pour la première fois au Maroc en 2008. J’étais alors logé à l’hôtel Idou Anfa en plein centre de Casablanca.

Je n’avais aucune idée de ce qu’étais l’aïkido au Maroc à ce moment-là. A tout hasard, j’avais pris un Gi, et je demandais à la réception s’ils avaient la connaissance d’un quelconque club aïkido sur Casablanca. Avec leur gentillesse habituel, les gens de l’hôtel se repasse la question les uns aux autres, et finalement un type arrive et dans un mauvais français, mais avec un grand sourire, m’indique un dojo, à 50 mètres de la, en face de l’hôtel !!!

Je traverse la rue et me voilà au Suydokan. Un tatami de coussin épais orange, une salle propre mais modeste aux yeux de nos standards européens et une chaleur épouvantable malgré les 7 heures du soir.

Un homme assez âgé est assis avec des fatmas et regardent des enfants évoluer sur les tatamis. Je m’adresse au vieil homme, lui demandant si je pouvais voir le professeur. Il sourit et me dit, qu’il me le présentera toute à l’heure, et que je peux aller me changer. Bien !

Quand je ressors du vestiaire, une vingtaine de pratiquants de 10 à 60 ans sont alignés face au mur d’honneur. Le vieil homme vient me chercher, me prends la main, et me dit «  viens, je vais te présenter le professeur », je le suis et on se retrouve face à …un portrait de Tamura sensei !!!

Sur plusieurs photos jaunies sur ce mur, se trouvent aussi des portraits de Maitre Tamura avec  mon hôte, plus jeune évidement. Puis il me dit d’aller rejoindre les autres sur les tatamis.07062008004-300x225 dans NEWS

Un jeune professeur, 30-35 ans, dirige alors un cours de deux heures particulièrement éprouvant.

L’échauffement ressemble plus pour moi à une prépa commando, et à la fin des 40 mn d’échauffements je suis trempé, et vidé…Course, pompes abdos, série de chutes avants arrières, enlevées, shiko etc, à un rythme auquel je ne suis pas habitué du tout. Le cours qui suit est très bien, mais les techniques sont un peu en force pour moi, et surtout très appuyés. Comme je suis très raide à cette époque (je le suis encore trop…), je dérouille sévère, surtout sur les nykkyo ura…

A la fin du cours, le vieux monsieur vient me voir pour me demander mon avis. Je lui dis franchement que je ne suis pas habitué à travailler de cette façon aussi…violente ! Cela le fait bien rire et me demande de le rejoindre après ma douche.

J’entame alors une discussion extraordinaire avec ce vieil homme. Ce que je ne savais pas encore, c’est que celui-ci s’appelle M’barek Alaoui et qu’il est considéré comme le père fondateur et l’âme de l’Aïkido au Maroc, 8ème Dan Aïkido, 5ème Dan Iaido, 2ème Dan Judo, et 2ème Dan Kendo, et que celui-ci  a consacré plus de 56 ans de sa vie à l’Aïkido au Maroc. Formé par Maitre Tamura au début des années 60 (et aussi maitres Nakazono, Chiba et Noro), il a formé depuis les plus grands senseis du Magreb et du moyen Orient. Quand on pense qu’au départ, il n’était que petit menuisier, puis cordonnier.Artisan toute sa vie!

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Quand j’y retourne deux mois plus tard, le sensei me reconnait et m’invite à m’assoir près de lui plutôt que de pratiquer, pour lui tenir compagnie. C’est un vieux monsieur, très malade, et il dirige les cours via les sempais, comme un chef d’Orchestre. D’ailleurs c’est lui qui décide de qui fera le cours chaque séance, mieux vaut être prêt ! Je regarde alors le cours avec lui comme un enfant qui irait voir un match de final avec son grand père. Le prof de ce soir est d’ailleurs beaucoup plus « souple » que celui de mon expérience précédente. Maitre Alaoui me régale de commentaires qui me marquent encore 5 ans plus tard.

« Si tu veux progresser en aïkido, apprends d’abord à marcher,  et travaille tes placements »

« On fait trop de Nage, en aïkido, il faut bien finir ses immobilisations, c’est comme un bon repas, il y a l’entrée, le plat, il ne faut pas oublier le dessert. N’oublie pas que l’un des but est de maitriser ton adversaire, si tu le projette, il reviendra, alors à quoi bon… »

Cela reste un souvenir incroyable, de rester là, à côté d’un 8 e dan, à discuter comme deux amis, en lui tenant la main. A un moment, arrive un professeur tunisien. Il s’incline devant le sensei, lui embrasse le front en lui offrant un cadeau. Il me salue comme si j’étais quelqu’un d’important, me file sa carte. Mbarek sensei me fait un clin d’œil goguenard. Maitre Alaoui me dit alors à l’oreille, son paquet cadeau dans la main «  je suis encore sur, que c’est un téléphone portable, je ne comprends pas pourquoi ils veulent tous me filer un téléphone, je sais plus quoi en faire » et on part dans un grand éclat de rire en se tapant dans les mains.

On finira au café du coin avec les sempais pour boire un jus d’orange. En partant, moi aussi j’ai embrassé le sensei sur le front…

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L’aikido est trés populaire au Maroc qui compte plus de  5000 pratiquants. La police marocaine suit d’ailleurs des cours d’aiki. Différents grands professeurs francais y donnent des stages trés régulièrement. Si vous devez vous rendre au Maroc pour les vacances , prenez donc votre keiko gi, vous serez toujours les bienvenus !

 

 

 

 

 

 

Avec mes amis aikidokas à Rabat

 

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Chez Nadia Korichi dans l’Essonne.

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En passant par Vincennes…

Je ne connaissais Nadia Korichi que  par quelques photos et vidéos. Je savais qu’elle était 4e dan, élève de Christian Tissier Shihan, et aussi, une des rares femmes professionnelle d’aïkido, avec la réputation d’être plutôt très sympa.

Chez Nadia Korichi dans l'Essonne. dans mes dojos cercle-tissier-professeurs-pascal-guillemin-02-300x225Pour l’histoire, je pensais aller la voir au cercle Tissier ce midi. Mais je m’étais  mélanger les pinceaux, et me voilà en cours à Vincennes avec …Pascal Guillemin. Pascal  assure en fait les 2 cours du mercredi midi au Cercle, dans le nouveau Dojo. Une heure forcement passionnante. Pascal est incisif, précis, net,  et pour moi surtout, très impressionnant. Pascal pour moi, c’est un seigneur. Un vrai samouraï moderne, pour tout dire, un de mes sensei préférés.

Je dois l’avouer, je ne suis pas très à l’aise ici, je me sens comme un enfant dans la cour des grands, je suis tendu, un peu perdu, je me raidis beaucoup, et vlan, première chute, je m’explose l’épaule. Heureusement, mon partenaire (3 ou 4e dan) me demande de me détendre, je relâche tout, on rigole un coup, je respire et ça va mieux. Ceci dit, je ne suis pas fan de l’ambiance  à Vincennes. C’est terrible de devoir dire cela, d’un dojo aussi emblématique. Le niveau est énorme ici, évidement, mais j’ai toujours l’impression d’y voir des gens en représentation,  guettant l’espoir de s’approcher du Maitre. Peut-être est-ce dû à un manque de maturité de ma pratique, possible…Mais la chaleur humaine n’ai pas suffisante à mon gout ici, et je préfèrerais toujours  les petits dojos, ou on prend le temps de vous parler, ne serait-ce que 2 minutes…

J’adore le travail de Pascal, dont je suis quelques stages par an, et c’est franchement un bonheur de suivre son enseignement. Mais qu’il m’en excuse, … j’étais venu voir Nadia! Alors, ce soir, me voilà en route vers l’Essonne, à son dojo de Longpont sur Orge, pas très loin de Marcoussis  et de ses ovalistes.

On pourrait imaginer  que Nadia, 4edan,  serait un peu stricte, très incarnée dans son rôle d’élève de Tissier, un peu condescendante, avec une image à défendre… J’avais eu l’occasion d’échanger deux ou trois mots sur le net avec elle, et du coup, j’entrevoyais rapidement qu’il ne devait rien en être, et même…bien au contraire.

 

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 A Longpont sur Orge, au  sud de Paris

Arrivé à 20 heures au Gymnase des Garences, je découvre un superbe dojo très aéré, ouvert sur la nature.  Nadia aussitôt m’accueille avec un grand sourire prometteur, les bras grands ouverts. Elle invite un de ses élèves à me montrer les vestiaires et je rejoins tout le monde sur le tatami. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le cours est décontracté. Nadia est très souriante, voir rieuse. Elle taquine ses dechi, qui ont tous des surnoms délirants,  plaisante de temps à autre et au bout de …une minute( ?),  je suis complétement à mon aise. Sa pédagogie est rigoureuse,  le travail est présent, le discours posé et construit,  toujours avec un grand sourire communicatif. Elle me corrige avec conviction et bienveillance, et tout le cours est un plaisir, sur le plan technique mais mieux encore,  sur 46287_453984652096_5444644_nle plan humain.

Après le cours, je  tombe très bien, il y a un pot. Autour d’un verre, Nadia m’explique qu’elle tient à ce que les élèves entretiennent ici un peu plus que du savoir technique. Il y a du partage, on communique, on discute, on rit, on boit un coup, mais évidemment avec toujours beaucoup de respect.  Pour elle, hors de question d’être la déesse mère vénérée par ses élèves soumis. Elle tient à partager son enseignement avec ses assistants, à passer les flambeaux, à partager. Même toujours très proche du grand Maitre, Christian Tissier, elle tient fermement à garder sa liberté de penser,  d’être elle-même, quitte à froisser ceux qui se battent pour les places au soleil. Car  ses objectifs sont  tout autres et bien plus nobles: construire sa voie, délestée d’ambition parasite, et être heureuse. Son credo, ce sont ces élèves, petits ou grands, en France au en Algérie, Pays où elle va aussi régulièrement que possible pour aider ces pratiquants à se développer dans un aïkido structuré. Et il faut le dire, le niveau de ces pratiquants algériens est souvent spectaculaire. La reconnaissance, si elle en cherche, c’est de là qu’elle l’attend, et non du sérail.

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J’ai beaucoup appris de Nadia ce soir. D’abord techniquement, car elle m’a fait prendre conscience de plusieurs  points clefs  (entre autres) qui m’avaient échappé et que je vais essayer de retenir. Mais surtout elle m’a démontré que l’aïkido, c’est aussi de la chaleur humaine, du partage et …un grand sourire. J’ai reçu une grande leçon d’humanité et d’humilité avec elle. Quel regard sur la vie! Ces élèves ont bien de la chance, parce que allier un tel niveau d’aïkido à un cœur aussi grand, cela laisse rêveur… A bientôt !

Merci Nadia et merci à tes élèves.

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http://nadiakorichi.com/

Cercle Aïkido Essonne
Dojo de Longpont
Gymnase des garences
voie des osiers
91310 LONGPONT-SUR-ORGE

Nadia enseigne aussi au cercle à Vincennes ainsi qu’à Dourdan.

ACNA : Au Dojo de Michel Becart, dans le 19e à Paris .

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Michel Becart Shihan, c’est pour moi bien plus qu’un professeur, qu’un Shihan, ou qu’un homme qui a bientôt 50 ans d’aïkido dans les mains. C’est en grande partie grâce à lui que je fais de l’aïkido aujourd’hui, et que je vis une passion qui confine parfois à l’obsession … Quand j’avais 20, 22 ans je faisais un peu de judo et de karaté, sans grande conviction. Mais j’avais assisté à un cours d’aïkido à Bordeaux, après mon cours de judo, et cela m’avait complétement éblouit. Mais cela me paraissait inaccessible. J’avais alors couru à la Fnac pour trouver un livre qui parlait de cet art si mystérieux à mes yeux. J’avais acheté alors ce livre « Aïkido, techniques de base, vol 1 » de Michel Bécart.

Ce qui s’y trouvait était à la fois simple, et en même temps incompréhensible. Mais là, j’y ai vu des choses, qui m’amenaient à penser, que c’était exactement ce qui devait me correspondre. Alors je suis partir m’inscrire à l’école franco japonaise chez Guy Bonnefond. Ce livre que j’ai depuis 25 ans (même je n’ai que réellement 7 ans de pratique), ce livre est toujours près de mon chevet, et je dois dire que j’ai dû le lire un nombre impensable de fois, c’en est presque devenu ma bible. Ce qui s’y trouve, est en effet fort simple et basique, et en même temps si fondamental, riche et complexe que je m’y réfère encore souvent, essayant de comprendre un peu plus, au fur et à mesure de ma progression.

J’attendais depuis longtemps de rencontrer cet homme à qui je dois tant, sans qu’il le sache, pour, non seulement enfin profiter de sa pédagogie, mais surtout pour le remercier. C’est chose faite enfin ce soir. Evidemment, le Michel Bécart en photo sur mon livre à un peu blanchit et s’est bien dégarni.Je l’ai trouvé assez différent de l’image que je m’en étais fait. J’imaginais un professeur très sérieux, avec son titre de Shihan, très intimidant. J’ai découvert un homme très lumineux, souriant et même espiègle, très abordable mais surtout, je n’ai jamais vu un homme comme celui-là. Il donne l’air de prendre beaucoup de plaisir à ce qu’il fait, avec comme un sourire d’enfant.

Ensuite, quand je suis passé dans ses mains, j’ai d’abord était saisi par la puissance de ses bras, lui qui n’est pas un bodybuilder. Et du haut de ses 67 ans, il est d’une forme saisissante. Un cours très énergique, très dynamique. Il nous incite à travailler en mouvements, toujours mobiles, alors ça bouge pas mal, et on transpire dur, vraiment dur. Lui, les mouvements sont très courts, très précis, les hanches sont puissantes avec des impulsions explosives, alors, mieux vaut ne pas être en retard pour son uke, car les sanctions tombent vite ! img_18561 dans mes dojosLe Kokyu, c’est son truc, et il l’utilise avec une maitrise stupéfiante.

Alors quand ce fut à mon tour de valser, ce fut pour moi réellement incroyable. Je ne suis pas très fort pour mes chutes, surtout les chutes enlevées. J’ai essayé d’être un uke pas trop misérable, avec des attaques sincères, en suivant au plus près , restant attaquant, centré sur lui, et là je me suis mis à voler dans tous les sens, avec des chutes plaquées , pour moi incroyables, vu que je ne les voyaient pas venir et que je partais tout seul . Je ne savais même pas que je pouvais chuter comme cela…je n’en revenais pas, j’étais aspirer dans un tourbillon. J’ai eu aussi le plaisir de travailler avec un de ses Uke, karim, très sympa et qui a un sacré mérite de tenir le cours avec Michel, qui ne l’a pas ménagé, malgré une vilaine blessure.

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Deux heures de cours sans répit, ou j’ai essayé de donner tout ce que je pouvais.

Une rencontre exceptionnel avec un homme exceptionnel. Michel Becart Shihan, 6 e dan (depuis plus de 20 ans…) donne ces cours à l’ACNA, l’Association Culturelle Nationale d’Aïkido, qu’il a créée en 1980, rue bolivar et rue de Chaumont, dans le 19e à Paris. Il donne aussi fréquemment des stages en France, Belgique et Espagne, et va très régulièrement au Japon.

Ancien élève de Maitre Noro puis Maitre Chiba et Tamura dont il était très proche. Il s’est aujourd’hui éloigné des sphères fédérales pour suivre Yamada sensei au sein du Sansuikai, l’association internationale qu’il a créée. Les guerres de fédé, il s’en fiche, pour lui, l’aïkido est au-dessus de toute cette mascarade. Une de mes plus belles rencontres rencontre de mon parcours d’Aikido. Merci sensei.

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Comment j’ai rencontré Raymond Carter, à Abidjan.

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Octobre 2010

J’ai  eu l’occasion par deux fois de passer  une dizaine de jours en Cote d ‘Ivoire. D’Abidjan, à Zenouala, en passant par Yamassoukro. C’est vraiment un pays merveilleux, ou les gens   magnifiques ont tant à donner, mais ou la politique, la corruption, la France Afrique, ont mis le pays dans une chienlit sans fin. Dommage pour un pays, qui pourrait etre l’un des plus beau du monde, avec ses plages sans fin comme à Bassam, des fruits gorgés de miel, des poissons comme je n’ai jamais mangé, des paysages incroyables et des gens au coeur sur la main.

J’ai ainsi eu l’opportunité de pratiquer dans deux clubs d’Abidjan. Les gens étaient de très bon niveau,avec des professeurs français comme mentors mais aussi des senseis Africains très intéressants. Ce qu’il faut imaginer d’abord, c’est la… chaleur. Une chape de plomb,une humidité effrayante, dans des structures loin de nos standards français.

Comment j’ai rencontré Raymond Carter, à Abidjan. dans mes dojos dsc06169-150x150

 

 

 

 

Le premier cours (à Marcory ?) était dirigé par un professeur français 2 dan je crois, mais son niveau était bien au-delà. Il avait son 2edan depuis des années et passer ses grades lui mportait peu. En se changeant au bord du « tatami », je lui demandais combien de temps durait le cours. En fait avec la chaleur, j’étais déjà anéantis avant de commencer… il me répondit 1 heure max. Voyant mon étonnement, il rit en me disant » tu verras, c’est très suffisant ;) «

318618_103617736415483_1332080554_n-300x225 dans mes dojosTu m’étonnes. Le truc, c’est qu’avec une chaleur pareille, tu apprends vite à travailler efficace, sans excès de mouvements, et surtout,sans force !

Deux jours après j’étais au club de l’université, invité par Jean Maurice Ouattara, un prof ivoirien, et un aïkidoka français, Loic, qui depuis est revenu sur Paris, chez Toshiro Suga Shihan, je crois.

Au petit matin, dans un dojo, ouvert, 32 ou 35 °C,  l’enfer. En seiza, une dame d’origine asiatique en hakama, me murmure, « tu as de la chance, aujourd’hui on a la visite de Carter sensei ». Qui ça ?  En effet j’ai droit à un cours de haut vol, digne d’un stage, un travail souple, sans bras, mais je suis vite trempé comme une soupe. En regardant un de mes partenaires, local et donc noir, je m’amuse à le voir transpirer comme un bœuf. «  Faut pas croire, pour nous aussi, c’est très très dur ». Je ne sais pas si ça doit me rassurer…

Raymond Carter fera une des plus brillantes démos de Kokyu Ho que j’ai vu. Il choisit un jeune ivoirien, en pyjama, d’au moins 120 kg, aux bras comme mes cuisses. Il lui demande «  saisis mes poignets et renverse moi » Et là le spectacle commence. Le pauvre gars remue sur place, force comme un âne, transpire de plus belle. « Raymond bouge à peine, et se
permet d’ajouter, «  en plus, je peux même rire et discuter avec vous, pendant qu’il s’énerve ! » L’assistance est aux anges. « Bon, mais on ne va pas passer la nuit la dessus ».
Raymond d’un mouvement leste et précis, renverse d’un coup le pauvre garçon qui tombe comme une masse avec fracas. La démonstration est faite.

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Je garde un souvenir  ému de mes séjours en Côte d’ivoire, pour y avoir pratiquer l’aïkido, celui que j’aime en plus, mais aussi pour les gens adorables que j’ai côtoyer, les milles choses  que j’y ai vu, gouté,  des rencontres réellement extraordinaires .

Il m’en reste…

une expérience humaine forte et impérissable.

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Plus tard, j’ai cherché qui était Raymond carter. Il a débuté  l’aïkido en 69. 5e dan aïkido, il a aussi de nombreux dans en judo, karaté, pratique le jujitsu, le kobudo, le krav maga.. Il est surtout l’un des  meilleurs experts mondial du combat au couteau. Militaire de métier, il habite toujours en Côte d’ivoire. dsc06200

 

 

 

 

 

Philipp Chekler, L’aikiartiste. Aikidoclub parisien Paris XIV

Philipp Chekler, L’Aikiartiste.

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J’ai rencontré Philipp un après-midi lors d’un stage à son club dans le 14e. Philipp aujourd’hui 4e dan aïkido, fut un élève de Louis Cleriot, et enseigne dans divers clubs parisiens (dont celui du sénat !)

Ce fut une belle rencontre. D’abord parce que c’est vraiment vraiment un super prof, hyper pédagogue, agréable, dont le cours  m’a beaucoup éclairé,  même si j’ai perdu 2 litres d’eau. Un homme souriant, genereux et plein de sensibilité, attachant même. Il m’a pas mal  rassuré sur mes angoisses de débutant :

- « Quand j’ai commencé l’aiki, j’ai voulu au moins arrêté dix fois dans les moments de doutes, jusqu’à je comprenne que c’est dans le doute qu’on avance le mieux et c’est dans les moments où tu ne crois plus rien comprendre, que tout se met en place »

Son discours lui, est clair et je le garde dans mon carnet d’adresse précieusement des que je retourne sur Montparnasse (gymnase des colonnes 22 rue guilleminot 75014 paris, métro Pernet).

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On a pas mal bavardé après cours sur le fait d’avoir des attaques sincères (ce qui manque souvent), du travail des entrées et du dur métier d’UKE.

A noté que Philipp fait cours le mardi et le vendredi de 12 à 13h30, pas mal si vous passer par paris !

Mais en plus c’est un artiste émérite. Je vous conseille sa page passionante !
http://www.artmajeur.com/fr/artist/roidexperience

La page de son club : http://www.aikidoclubparisien.org/

Une autre superbe parge de l’artiste: http://www.philippchekler.com/

un petit youtube  extra d’un happening musical avec philipp : http://www.youtube.com/watch?v=8ITj95vBtIM&feature=player_embedded#t=34

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«Philipp,  Artiste peintre et calligraphe, élève de nakasato senseï, (professeur decalligraphie japonaise et chinoise), s’inspirant de la nature, de la
philosophie, de l’Aïkido et de l’œuvre de Miyamoto Musashi (célèbre samouraïjaponais du XVII ème siècle). Expose à Paris, Bruxelles et au Japon, au Shimada
Art Museum, musée de Miyamoto Musashi, à Kumamoto, île de Kyushu, en mai 2010.
»

Fabrice Geffroy à l’ ASCR de Rennes

Fabrice Geffroy à l' ASCR de Rennes dans INTERVIEWS fabrice1

Je me ballade beaucoup d’une ville à l’autre, et de dojo en dojo. Aussi il ne m’est pas facile de garder une certaine cohérence, le risque de s’éparpiller étant grand, et de fait, de rendre ma progression difficile. Mon copain Fabrice De Ré, m’a donné le conseil suivant. Pour chaque ville ou région ou je passe régulièrement, essayer de trouver des senseis, qui vont dans le sens de ma recherche, ou de ma sensibilité, et garder ce socle, pour parfaire ma construction. Rien n’empêche, car telle est ma motivation, d’aller au-devant de nouvelles découvertes, mais il faut  bien à un moment que les choses se recentrent.

Sur Rennes, en Aikido, il y a du niveau et du choix, et Fabrice Geffroy  fait désormais parti de mon socle d’enseignants. Dans cette ville, j’ai la chance d’avoir aussi l’occasion de travailler avec mon ami Marc Gandolphe et Jean Paul Aufray, des enseignants formidables, et je continue de suivre leurs cours des que c’est possible. Il y en aurait d’autre à rencontrer, comme Gérard Dominé ou Jaff Raji. Mais, tachons de nous recentrer donc ;)

428132_290581564334484_827181755_nAvec Fabrice, j’ai trouvé un professeur  avec qui je sens un lien. La qualité de ces cours ,que j’ai eu l’occasion de suivre quelques fois, ses talents de pedagogue ,ses approches parfois peu académiques toujours pleines de sens, mais avec un travail de référence bien carré, son humour, et sa chaleur humaine font de lui un sensei aussi passionnant qu’attachant. A tel point que je lui ai demandé si nous pourrions l’invité pour un stage privé dans ma région. Une idée à creuser. Ce qui est sûr, c’est qu’au delà des qualités d’enseignant de fabrice, ce que j’aime chez lui, et c’est aussi ce que je cherche dans mes senseis, ce sont ses qualités humaines. Fabrice est attachant. Pas trés grand, un visage poupin, il montre  vite beaucoup d’assurance et de conviction, dans son propos comme dans ses gestes.  Il y a un mot que j’aime beaucoup en aikido. c’est le mot bienveillance. Cela caractérise bien Fabrice. Fabrice est dans l’humain,  pas dans une posture  ou dans le dogme. Il est un sensei libre, suivant Jaffe Raji, Tiki Shewan comme Toshiro Suga. C’est ce qui me plait chez lui. Respectueux des anciens, il pense aussi par lui-même, et trace sa voie. En cours avec lui, ‘on ressent aussitôt son désir de vous élever, avec gentillesse et  avec cette fameuse bienveillance qui m’est chère.

-AGT : Fabrice, la première fois que je t’ai rencontré ici à Rennes, j’attendais de rencontrer le prof dans les vestiaires , pendant que je m’habillais, et quand je t’ai vu entrer, j’ai eu honnêtement un doute, parce que, tu fais tres jeune, et je me suis demandé si c’était bien toi le professeur !

-Fabrice :  (rires), Oui cela m’est déjà arrivé figure toi, mais quand j’étais plus jeune quand même! Un soir (en début de saison) je suis rentré dans les vestiaires, je dis bonjour à tout le monde, les gens parlent entre eux, et là il y en a un qui dis “plus que 5 min avant le cours, et le prof n’est toujours pas arrivé, çà comment bien…”, je ne dis rien, je me rend sur le tatami, je salut respectueusement le dojo et le kamiza, et prend ma place sur le tatami dos au kamiza. Et là je vois les yeux pleins de honte dans cette personne en me voyant là en seiza.

- AGT : Tu es 4e dan et donc pourtant quelques années de métiers derrière toi ?

-Fabrice : (rires), Oui, mais je ne suis pas si jeune que cela… et j’ai 22 ans d’aikido.

-AGT : Question bateau, tu as découvert l’aikido comment ?

-Fabrice : J’ai fait un peu de boxe anglaise, et quelques expériences avec des copains. Et donc quand j’étais …plus jeune encore, j’avais vu une émission à la Tv sur l’aikido et son fondateur Morihei Ueshiba. J’avais trouvé ça sympa, mais sans plus. Et quelques années plus tard, je faisais du foot comme beaucoup, mais j’avais envie de faire autre chose, et  je suis tombé sur un club d’aikido à Rennes. Je suis allé voir et cela m’a rappelé cette émission tv vu quelques années auparavant. Voila,  je suis rentré dans le dojo , et j’en remercie mon enseignant de l’époque, Gerard Dominé, qui enseigne toujours ici à Chantepie, pour m’avoir donné la passion. Je l’ai suivi longtemps, jusqu’au deuxième dan.GG2

AGT : Et ensuite tu es passé à l’enseignement à ton tour ?  

FG : Gérard m’a offert l’opportunité de faire les cours enfants ici, puis j’ai repris le club quand il est parti pour Chantepie.  

AGT : Moi, qui aimerais bien enseigner un jour, j’aimerais savoir comment tu t’organises sur une saison pour tes cours ?

FG : J’ai un fil conducteur, que j’annonce en début d’année, avec deux ou trois grands thèmes. Ensuite j’adapte selon le niveau des pratiquants présents lors du cours, ainsi que selon les besoins spécifiques de chaque pratiquant, si je vois qu’ils ont besoin de combler certaines lacunes ou au contraire, aller plus loin dans le détail..  

AGT : tu n’ as pas de fait, un plan de cours définit …  

FG. Non, j’ai une trame. Je n’ai pas , comme on l’apprend pour le BF, un plan bien carré à la minute. Mon plan perso va bouger selon comment évolue le cours, je peux insister sur certains points selon des difficultés qui se présentent, selon les pratiquants présents.  

AGT : tu enseignes les armes ?  

FG : Je fais des cours « armes » et je les utilise aussi pour étayer mon propos, un point de détail ou une généralité, un mouvement…Il y a aussi les katas. Je travaille aussi le tanto, mais au dela de ce qu’on demande pour les passages de grades. Par exemple j’aime bien travailler tanto contre jo ou tanto contre bokken, pour travailler les distances,varier les angles.  

AGT : Il me semble que tu  suis Jaff Raji sur Rennes.

FG : Depuis deux ans, je le suis un peu moins, par manque de temps. Mais je continue de m’en inspirer énormément. Je suis aussi Toshiro Suga, régulièrement en stage. Il vient souvent sur la région, y compris à notre Dojo le 31 & 01 juin 2014.   

AGT : Qu’est-ce que t’apportent ces deux senseis ?  

FG : Jaff m’apporte beaucoup techniquement, il m’a donné beaucoup d’assurance , en moi, et aussi beaucoup sur le plan pédagogique, sur la façon de construire ses cours. Jaff les construits vraiment par rapport aux gens. Il sait que telle personne peut aller là, et il va l’y amener. Pas par rapport à un groupe mais de manière personnelle. Il fait évoluer les gens dans le groupe. C’est pour moi vraiment sa force. Toshiro lui m’apporte beaucoup sur le plan corporel. On ne fait de la technique pour la technique, mais selon son corps. Il n’utilise pas la technique de façon mécanique,on le voit lors des passages de grades, mais en fonction du corps de chacun. On ne fait pas tous le même poids, la même taille, etc …Donc inutile de copier coller le maitre, comme malheureusement on le voit trop souvent.Par exemple, on essaye trop de copier Maitre Tamura, avec des mouvements trés courts. Mais ces gens n’ont pas l’expérience, le parcours, le physique de maitre Tamura. La technique semble être là, mais on est que dans l’imitation. Il ne faut jamais imiter pour imiter. C’est pour cela qu’en début de saison, je fais beaucoup de travail de déplacement, prise d’angle, relâchement, ou la technique n’est qu’accessoire, un « moyen de ». Contrairement à une prepa grade, ou  la technique prévaut. Car on doit démontrer quelque chose, et ce n’est pas ce que je veux. Je veux que les gens apprennent à bouger, avant de se préoccuper des techniques.

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AGT : Pourtant quand on débute, on se focalise la dessus. Le prof nous fait voir une idée sur Kote Gaeshi. On voit Kote gaeshi, et on pense à ses mains, à ses pieds, et le message on ne le voit pas de prime abord. J’ai entendu un débutant me dire il y a peu : « Avec l’aikido, si on t’agresse, tu peux te defendre avec quelques belles techniques ! ». Comme si l’aikido , c’était nikkyo ou shiho nage…

FG : Les principes, on les retrouve, me semble-t-il, dans tous les arts martiaux. Si tu n’as pas le bon timing, la bonne distance, le bon placement, tu ne pourras rien faire. Et ça que ce soit du karate, du judo ou de l’aikido.Ce sont ces grands principes qui sont primordiaux. Les techniques ne seront que le résultat. Si on ne sait pas bouger…

AGT : Tu aimes bien travailler physique aussi.

 FB : Oui, cela me semble important. On fait des chutes en série. Les ukemis  vont permettre de travailler le cardio, la souplesse, la densité, le placement, les hanches, la gravité, tout ce qui est essentiel dans les arts martiaux. Ce ne sont pas de simples roulades.  

AGT. Et à ce sujet, comment  prépares-tu à ce travail, en particulier pour les débutants qui sont souvent effrayés par les chutes avant ?

FG : En Occident, les chutes ne sont pas naturelles. On n’apprend pas à chuter. On a une appréhension du sol. Tout le monde sait sauter, mais personne ne sait retomber. Et tomber au sol, alors qu’on a déjà les pieds au sol parait toujours compliqué. C’est paradoxal mais…Il faut commencer bas, avec de bons appuis,puis on monte. Mais toujours par étape.

 

68027_1591804526172_1395819_nFabrice est à la FAAB, moi à la FFAAA. Pour moi , comme pour lui, aucune espèce d’importance, tant qu’on a envie de pratiquer. Fabrice a d’ailleurs occuper différentes fonctions au niveau de la ligue, mais il a souhaité redevenir libre, toujours au sein de sa fédé, pour ne plus s’embarrasser de « politique ». Ce 4e dan, a un sacré parcours. Elève de Jaff Raji, il suit de pres Toshiro Suga, 7e dan, à qui il a servi de UKE pour quelques DVD du sensei. il suit aussi Malcom Tiki Shewan et  même Christian Tissier ! La première fois que je l’ai rencontré , il a  souhaité voir, et c’est normal, si j’étais  en règle, niveau licence, à la vue de mon passeport FFAAA, il s’est ’ecrié « Ah non, dehors » suivit d’un grand éclat de rire! Non, je n’ai encore jamais eu de probleme interfédération, FAAB, FAA,iwama, etc, tout ça c’est hors sujet. Fabrice m’a toujours acceuilli avec  beaucoup de gentillesse. Merci Fabrice pour ton amitié!

 

 

 

 

 

A noter que sur le blog de Leo tamaki on trouve un article sur fabrice: http://www.leotamaki.com/article-6904532.html

  le site du club : http://www.aikido-rennes.fr/ tournage-suga-fabrice-15 dans mes dojos        

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