Chez Patrice Herpin à Arnouville 95.De l’art de faire de belles rencontres.

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Ce lundi, j’ai choisi de faire escale près de Gonesse, dans le nord de Paris, au  dojo d’Arnouville. C’est une toute récente  «amie facebook », Séverine Henry, qui m’a touché quelques mots à propos de son dojo et de son enseignant, Patrice Herpin, élève du fameux Jean Marc Chamot. Du coup, ne les connaissant pas dans la vie réelle, j’ai eu naturellement envie d’aller à leur rencontre. Je suis sur Paris ce soir, le choix  des clubs est très vaste, mais il se trouve que  quelques posts de Séverine m’ont gentiment  interpellé. Alors, après qu’elle m’ait confirmé les horaires en mp (messagerie privée), mon cours de ce soir est tout choisi.

On peut dire ce que l’on veut de Facebook, de ses travers, de son aspect addictif, ou de la si consternante vacuité des propos qui s’y tiennent en général, mais, utilisé avec un minimum d’intelligence, cela devient un outil formidable d’enrichissement. Sans Facebook, je n’aurais assurément pas pu développer mon activité de globe-trotteur des tatamis. Du moins, cela serait bien plus difficile. Mon ami Shailen, enseignant aikido à l’ile Maurice m’a  d’ailleurs raconté comment il a enfin pu sortir son dojo de l’ombre grâce aux réseaux sociaux. Et surtout je n’aurais pas pu faire la plupart des rencontres martiales extraordinaires, souvent improbables que cette vie m’a offerte. Mieux, je peux aujourd’hui me vanter d’avoir fait de certains amis virtuels,  de véritables amis qui me sont chers et que j’aime à revoir dès que possible.

Les sites web des clubs ne sont pas toujours tenus à jour, et les sites fédéraux pourtant très utiles pour trouver des adresses, donnent trop souvent des horaires  obsolètes, ou incomplets. Même si on y trouve quelques adresses mail, les personnes concernées ne sont pas forcément sur leur messagerie régulièrement. Et quand je suis à l’étranger c’est encore plus difficile. Trouver un dojo en Algérie ou en côte d’ivoire est une mission impossible sans Facebook quand on n’a pas de contacts sur place. Or, mon fonctionnement, du fait de ma profession, implique que le choix du dojo de ma soirée se détermine très souvent, aléatoirement un à deux jours avant, au mieux la veille, sinon quelques heures avant. Ce qui m’a valu parfois quelques déconvenues en me retrouvant à la porte d’un dojo fermé,  pour une raison ou pour une autre, sans que rien ne soit annoncé sur la page du club. C’est comme cela que Facebook est devenu aujourd’hui mon principal outil pour la  gestion de mon planning aikido, de par sa réactivité et par  le réseau qu’il permet de développer.

nefvueparkingLe dojo   d’Arnouville est situé dans un très beau cadre verdoyant, attenant un restaurant très avenant entouré de palmiers. On est loin de l’image caricaturale et terne du nord de Paris. La « Nef » est vraiment un superbe complexe sportif, proche d’une petite rivière et bordé d’un parc magnifique. En plus il y est facile de se garer, ce qui, en région parisienne, n’est pas un moindre atout.

Ceci dit, je suis en retard, et le cours vient de commencer. Séverine a de toute évidence prévenu de mon passage, car Patrice Herpin m’accueille immédiatement  les bras grands ouverts. Je file me changer et je prends le cours en route,  sur les 20  suburi de Saito sensei en guise d’échauffement, pour ensuite passer sur Jo Nage. L’approche pédagogique de patrice est  à la fois classique et originale pour moi. Il aime ainsi, après que l’on ait travaillé sur une de ses propositions, demander à  deux d’entre nous de passer au milieu pour refaire ce mouvement devant les autres, que l’on réfléchisse ensemble à ce qui ne vas pas, avec interactivité,  puis apporte son explication  pour que l’on retourne travailler plus avant.  Je découvre un enseignant chaleureux, pointu, avec un sens aïgu mais pas du tout borné de l’étiquette, et aussi  humble que sympathique. Tout comme la dizaine d’élève qui est là ce soir et avec qui je passe un moment des plus agréables dans une ambiance de franche camaraderie, pleine de sourire, mais avec de la sueur aussi!patrice herpin avec jean-marc chamot  arnouville

Patrice a travaillé avec de nombreux sensei, de Maitre Tamura bien sûr, René VDB, dont il garde un souvenir trés fort, à Christian Tissier. Son parcours très ouverts d’esprit l’a amené à étudié avec de nombreux enseignants d’horizons différents.  Mais son mentor reste Jean marc Chamot, 6e dan à Asnières, dont il fut l’élève pendant 10 ans et il reste toujours très attaché à ce grand personnage de l’aikido français, tout comme à son sempai, Guy Touzelet. Patrice, yondan, enseigne à Arnouville depuis 1992.

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Après le cours, Amara, fête son 2e kyu et son hakama. On dresse une table au soleil sur la pelouse près du dojo pour partager un verre et une part de gâteau qu’Amara  a fait lui-même. Des fraisiers, j’en ai gouté des kilos. Mais là, ce gâteau était juste un délice à tomber par terre. C’est le hasard, la chance, ou pas, mais je tombe souvent bien. Du coup j’ai proposé malicieusement à patrice de lui faire vite passer son shodan, pour ne  pas qu’il perde un pâtissier aussi excellent !!! Un moment improvisé, inattendu, magique, avec de nouveaux amis, grâce à Séverine que je remercie encore. Et le bonheur d’avoir rencontré un enseignant formidable avec qui je me suis trouvé vraiment beaucoup d’atomes crochus. Ce qui nous a bien fait rire. Par exemple, nous avons le même prénom, patrice, mais nos épouses partagent aussi le même, Armelle !  Nous étions donc faits pour nous rencontrer ! Troublant ?

Merci et à bientôt les amis.

http://www.aikidoarnouville.fr/

 

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