Ma rencontre avec Bernard Palmier Shihan, 7e dan Aikikai.

549618_469273156464482_1934095040_n

 

Ma première rencontre avec Bernard Palmier est très récente. Comme tous les ans, Eric Marchand, invite son mentor en son dojo de Vernon. L’aikido qu’enseigne Eric me parle particulièrement. La sincérité  de son enseignement m’a tout simplement convaincu de la crédibilité de l’aikido en tant que budo. Il ne le sait peut-être pas, mais si je n’ai pas arrêté l’aikido à un moment de ma vie où je n’y croyais plus, c’est bien grâce à lui.

Eric, 5e dan, est pour moi, une montagne. Mais alors, que pouvait-il  en être de son professeur, Bernard Palmier, 7e dan, pour qui Eric nourri tant d’amitié, de respect et d’admiration ? Je me devais bien de faire sa rencontre un jour.

J’avais, allez savoir pourquoi, une image des plus austères  de ce directeur de l’école des cadres de la FFAAA. Je l’imaginais comme un homme grand, imposant, froid, très strict et même suffisant. Comme si, plus de 50 ans de pratique, être 7e dan Aikikai, avoir vécu au japon, être un des principaux chefs de file de l’Aikido français, avoir fréquenté Kishomaru Ueshiba ou Seigo  Yamagushi, imposait forcement une posture distante, au delà du commun des hommes.  Ceux qui le connaissent, bondiront en me lisant, tellement j’étais dans l’erreur !  Lors de ce premier stage, je fus éblouis. Pas tant par son contenu, je n’ai pas assez d’expérience pour juger même à minima de la qualité  du stage. Non, ce qui m’a ébloui, c’est l’homme. Tout le contraire de l’image négative que je m’étais forgée dans ma phantasmagorie. On ne peut se tromper plus. Bernard est un amour. Je ne peux pas mieux dire.

Cette première fois, quand je suis monté sur le tatami, anxieux à l’idée de  rencontrer ce géant, je le vois qui avance vers moi tout sourire «  Ah, mais c’est le globe trotter ! ». Les bras m’en sont tombés. Que cet immense sensei m’interpelle aussi simplement, avec autant de chaleur et de bonne humeur m’en disait déjà long sur l’étendue de mon erreur à son sujet.  Bernard reste pour moi une rencontre, une vraie, comme on en fait peu dans sa vie. Bien sûr c’est une référence, même si certains pourront ne pas se retrouver dans ses formes ou son enseignement, mais au delà de l’immense expert et pedagogue, c’est son humilité, sa gentillesse, sa bienveillance, sa sincérité parfois touchante,  qui me ramène à lui.

660_3_

Il suffit de parler à ses élèves pour comprendre l’humanité qui l’habite. Comme Alain, fidèle depuis plus de trente ans, qui a les larmes au bord des yeux quand il me confia un jour  son amitié pour Bernard, « Non pas pour le technicien, ou le sensei, mais pour l’homme, tu comprends : l’homme… ». La bienveillance et l’humilité…comme ce jour où je publie un post en expliquant mon désarroi de lui avoir servi de uke lors d’un stage et de n’avoir pu donner autant que j’aurais voulu .Il me téléphone… Que me voulait-il ? M’engueuler ? Non, il était juste chagrin de m’avoir mis dans l’embarras, ce qui n’était bien évidement pas le but. Moi, simple 2e kyu. »Mais pas du tout Bernard, c’est moi qui suis gêné de  tant de  sollicitude ! » .

 

Au final, je devais passer mon premier kyu cette année. Mais il se trouve que  je suis le plus gradé des élèves de mon dojo, cela fait un peu juste pour passer ce grade avec des 3 e kyu, aussi bons soient-ils. Alors, avec l’aval de mon professeur Albert, j’ai osé demander à Bernard s’il accepterait de me jauger après un cours sur Paris. N’étant pas un de ses élèves attitré, il aurait pu refuser, et j’aurais bien compris. Aussi je fus plus qu’honoré qu’il accepte  cela, aussi volontiers que naturellement. Rendez-vous fut pris à L’ACT. Ma prestation me déçut grandement, mais Bernard me trouva digne de ce dernier grade kyu, même si il y aura bien sûr beaucoup beaucoup de travail pour aller au shodan. Quel honneur pour moi, il m’a fallu 15 jours pour redescendre sur terre….

 

Depuis peu, nous avons commencé une série de conversations, sur son parcours, à propose de ses maitres japonais, comme Seigo Yamagushi dont il évoque le souvenir les yeux embués d’émotion, de l’aikido bien sûr, de ses 50 ans de pratique, de son parcours au japon, de ses amis, de ses élèves, de nous. J’y ai découvert un homme attachant, sensible, parfois émouvant mais aussi riche d’un parcours exceptionnel, au savoir immense et de grande conviction.

Alors encore merci Bernard sensei !

 

 

NOUVEAU SITE WEB : http://www.aikido-palmier.com/

 

 

Karibagwerihonane |
Golafootballblog |
Mhbc |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | How you can improve your we...
| Methods to raise your web s...
| private Krankenversicherung...