Entretien avec Hélène Doué, 4e dan. L’aikido au féminin ?

 

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J’étais venu un dimanche matin sur Montreuil, en banlieue parisienne, pour assister à un stage de Fabrice Croizé, 4e dan, en son dojo des Guilands, avec mon fidèle Arthur en compagnon de vadrouille martiale. C’était la première fois que je rencontrais cet élève réputé de Christian Tissier Shihan.

Le stage fut vraiment passionnant, très dynamique, avec un sensei très sympa et souriant, très accessible, dans une belle ambiance qui me donnera envie d’y revenir des que l’occasion se représentera.

On dit, quand on oublie quelque chose chez des amis,  qu’inconsciemment, on souhaite revenir. C’est ce qui a du se passer, car, une fois revenu chez moi à Rouen, je me suis rendu compte que j’avais oublié mon blouson aux vestiaires du dojo. Alors, obligé d’y retourné la semaine suivante !

J’appelle Fabrice Croizé, qui gentiment, m’invite à repasser lors d’un cours prochain. Je profite de l’occasion pour lui demander s’il accepterait de se prêter au jeu de l’interview. Pas de soucis pour cela, mais « manque de pot », il ne sera pas présent la semaine prochaine. Il doit diriger une série de stage en Amérique du sud, et Helene Doué assurera l’intérim. L’occasion faisant le larron, je contacte Hélène qui accepte très volontiers de me rencontrer avant son cours pour un entretien ! La vie offre de ses opportunités…Je vais pouvoir interviewer, pour  la première fois, une femme enseignante en aikido !

Le soir dit, me revoilà devant le dojo à attendre patiemment la jolie sensei. La voici qui arrive, avec son ptit bonhomme en poussette pour m’accueillir avec un sourire des plus charmant. Ceci dit, malgré le petit gabarit de la jeune femme, on devine très vite une attitude pleine de détermination et d’énergie, avec une force de caractère évidente qui balaie illico tout apriori de fragilité ! Helene nous parle ici de son parcours, des jeunes, de la place des femmes  et de sa vision de l’aikido.

ENTRETIEN AVEC HELENE DOUE 4eDAN

LES DEBUTS…

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Patrice AGT : Ne le prends pas mal Hélène, mais peut-on dire que tu es …un pur produit Tissier ?

Hélène : (rires) Oh oui ! Un pur matériau vincennois comme dit Christian ! J’ai commencé à 9 ans, au cercle Tissier, et j’ai pendant 10 ans suivi tous les cours du cercle, du lundi au vendredi, sans m’arrêter. Les cours enfants, puis ado, et enfin adultes ! Et je dois en être à ma 24e ou 25 e saison. Et ce, avec tous les profs qui enseignaient ou qui enseignent encore. En commençant par Christian bien sûr, Philippe Orban, Pascal Guillemin, Bruno Gonzales, Marc Bachraty, Daniel Bourguignon, Patrick Bennezi, et d’autres. J’ai ainsi pu bénéficier de tous les enseignements  Aïkido de Vincennes.

PAGT : Comment, à 9 ans, as-tu pu découvrir l’aikido ?

Hélène : Complétement par hasard. Le cercle est au 108 rue de fontenay. Et moi j’habitais au …104 !

PAGT : Ca ferait rever pas mal de monde !

Hélène : (rires) J’avais une amie qui faisait de la corde à sauter dans la cour de l’immeuble à coté. Un jour, elle m’a proposé de venir la voir au dojo. Je suis venu au bord du tatami regarder, et j’ai demandé à m’inscrire immédiatement après cette première visite. Le premier cours fut horrible. Les petits étaient mélangés avec les ados, on était perdu dans les échauffements, les grands nous sautaient par-dessus pour nous faire voir ce qu’ils savaient faire, ce qui traumatisaient les plus petits. Mais ensuite, la salle était divisée en deux groupes, et tout allait mieux.

AIKIDO ET LES JEUNES…

PAGT : J’ai vu sur le net, que tu as écris un mémoire sur « la dimension ludique en aikido  ?

Hélène : Oui, c’était un sujet imposé pour mon master en science du jeu. Et oui, ça existe ! Il n’y a en a qu’un, à Villetaneuse, qui ouvre à différentes carrières autour des jeux. Il s’agissait de faire un mémoire sur la différence entre sport, jeu, jeu sportif et art martial. Alors j’ai proposé «  la dimension ludique en aikido »…

PAGT : Ca nous ramène au livre de Fabrice de ré « Entre jeu et technique » …

Hélène : Oui, et j’y ai participé d’ailleurs.

PAGT : Tu enseignes aux enfants, et pour les plus jeunes. Le jeu est un passage obligé pour l’apprentissage de l’aikido ?

Hélène : Oui, faire de l’aikido avec des enfants de 6 ans, cela reste compliqué. On a des enchainements de gestes assez complexes, avec des concepts abstraits pour les petits. Pour les ados, la problématique est moindre, on est assez proche du travail des adultes, avec quelques simplification sur les clefs pour épargner leurs jeunes articulations. Mais en dessous de 9 ans,  c’est beaucoup d’exercices de coordination, d’apprentissage des chutes…On va plus insister   sur les grands thèmes de l’aikido que sur la technique pure, insister sur les valeurs aussi. L’échange, le partage, le respect, l’écoute des consignes, la maitrise de ses émotions. Et sur les principes bien sûr : la verticalité, le centrage, la connexion, le déséquilibre. Des notions qu’ils peuvent entendre à leur jeune âge. Les petits, bien sûr, sont aussi très fier de faire un ikkyo, même si on en est encore bien loin (rires).

Mais cela leur donne de la confiance. Et déjà, le fait de travailler avec tout le monde, garçons et filles mélangés, sans distinction d’origines ou de classes, d’accepter l’autre en suivant des règles, chacun son tour, en alternant les rôles, cela pose les bases préalables à la bonne pratique de l’aikido.303237_10150461209676660_2119071574_n

PAGT : Et se pose alors le problème de : comment les garder sur le long terme…

Hélène : Cela reste très compliqué. On essaye tous des choses, chacun à sa manière, dans nos clubs. Certains font des cours ado-adultes, d’autres des cours ado avec des contenus plus faciles, plus adapté à leur monde d’ado. A vrai dire, je n’ai pas la solution non plus. Dès qu’ils passent aux cours adultes, c’est forcément plus dur physiquement, plus intense, plus exigeant. De plus, c’est toujours assez tard le soir, et ça avec l’école, ce n’est pas toujours facile. Alors on en perd énormément… mais on en garde aussi heureusement ! Je pense qu’il y a un travail à faire pour trouver comment les intégrer convenablement à un cours adulte. Mais les ados ont des priorités, contre lesquelles il va être difficile de lutter (rires).

PAGT : Mais ceci est valable pour toutes les activités, sauf qu’en plus, on n’a pas de compétition à leur offrir…

Hélène : Et non, pas de médailles ou de carottes. Mais certains comprennent la règle du jeu, qu’il n’y aura jamais, ni gagnant, ni perdant. Et on en a de plus en plus il me semble, qui sont lassés par l’esprit de compétition,  des jeunes qui n’ont pas d’esprit agressif, et qui préfère être porté par le groupe. Les adultes doivent travailler avec eux en relâchant un peu plus, travailler moins vite, plus patiemment. C’est important que les adultes du groupe veillent à ce que les ados se sentent bien parmi eux.
LES COMBAT GAMES…

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PAGT : J’ai suivi sur internet vos exploits aux Combat Games de Saint Petersbourg, avec Bruno, Henriette et Fabrice. C’était ta première participation ?

Hélène : La deuxième! Après  Beijing il y a 4 ans.  A priori, l’idée est de faire tourner les gens à chaque occasion, pour que le maximum de gens en profite . Mais pour des aléas d’organisation, je me suis retrouvé sur le tatami à St Pétersbourg, alors que je ne devais être qu’accompagnatrice. C’est vraiment une très belle aventure, très stressante aussi, parce qu’on représente la France, qu’on accompagne Christian Tissier, dans ce challenge organisé avec les JO.

PAGT : En même temps, n’y a-t-il pas un paradoxe ici ? Les  COMBAT Games ? L’aikido a-t-il sa place dans ce contexte ?

Hélène : Ca peut être polémique en effet. Nous nous sommes posé effectivement la question quand nous y sommes allés la première fois. Pourquoi nous avoir intégrés en tant que discipline non compétitive ? On a discuté avec des gens du karaté, qui nous ont expliqué qu’ils trouvaient que leur discipline était en train de perdre de son âme, en s’éloignant de l’aspect traditionnel. Et ils leur semblaient important d’intégrer des démonstrations d’arts martiaux traditionnels, pour rééquilibrer les choses, et redonner une fenêtre aux arts martiaux non compétitifs ou moins médiatiques. Recentrer les choses sur les origines des arts martiaux. Je pense que c’est une chance pour nous de pouvoir bénéficier d’un peu de promotion au sein de la grande famille des arts martiaux. Beaucoup de pays sont présent, ce qui permet de montrer la diversité de l’aikido dans le monde.

PAGT : je suis toujours étonné du peu de communication  faite autour de notre art, alors que nous sommes le pays avec le plus de pratiquants d’aikido après le japon…

Hélène : C’est rien de le dire. En même temps : pas de compétition. Mais les moyens mis sur notre tète ne sont pas fabuleux non plus, et vu qu’on ne rapporte pas de médailles…Et tout tourne autour, c’est comme ça. Pour avoir des créneaux pour pratiquer, on passera après les autres disciplines, qui eux ramène des coupes, avec des  championnats médiatiques. Alors oui, je crois que des événements comme les Combat Games sont un excellent moyen pour sortir de l’ombre.

L’AIKIDO LES FEMMES ET LES HOMMES…

PAGT : Hélène, tu fais partie de cette  nouvelle génération de femme 3 et 4e dan : Celine Froissart, Cécile Rayroles, Anne Demaret, Véronique Sireix, Nadia Korichi et bien d‘autres !

Hélène : En effet, il y a un petit noyau, du sang neuf féminins qui s’installe. Un renouveau, en âge, avec de jeunes pratiquantes. Et de plus, des femmes! Donc, deux paramètres très dynamisant. J’ai ainsi beaucoup de jeunes qui viennent dans mon club, plus jeunes que moi, moins de 33 ans,  même si bien sur, nous avons des gens plus âgés. Mais ce qui m’a surtout surpris, c’est que je pensais que j’aurais plus de filles qui viendraient me rejoindre, en tant que femme enseignante. Eh bien… non ! Je me retrouve avec la même problématique que mes collègues masculins.  Ls femmes ne viennent pas plus. Et du coup, je reste persuadée qu’il y a beaucoup à faire au niveau de la promotion de l’aikido auprès des femmes.

PAGT : Pourtant, l’aikido semble particulièrement adapté au public féminin. La non utilisation de la force, l’éveil des sensations, la connexion, le relâchement, tout cela semble vendeur non, surtout en comparaison d’autres budo plus rudes, comme au judo, qui pourtant séduit les femmes?

Hélène : Oui, parce que je pense qu’ils sont meilleurs dans la com que nous. Ils font beaucoup d’effort pour la promotion chez les femmes. J’ai vu ainsi plusieurs fois des journées portes ouvertes aux femmes à l’institut du judo.

PAGT : Mais faire des journées, même de découverte, réservée aux femmes, n’est-il pas malsain ?

Hélène : Ca reste un moyen comme un autre de faire de la promotion, mais évidemment, cela ne doit pas rester cloisonné. Les femmes et les hommes doivent pratiquer ensemble, bien évidemment ! Le pire serait de faire un art martial pour les femmes, par des femmes, un art martial féminisé, cela serait un non-sens total. Mais ce type de promotion reste un outil qu’il ne faut pas rejeter.

527007_10202373603126931_1059776209_nPAGT : On peut comprendre qu’il est plus difficile pour les femmes de venir au dojo. Souvent elles gèrent les enfants, la maison, en plus de leur travail. Il me semble que la plupart des femmes ont, malheureusement, souvent moins de temps libre que les hommes.

Hélène : Oui, mais c’est valable pour tous les arts martiaux, et au-delà, pour tous les sports. Alors pourquoi cette désaffection de l’aikido ? Je ne sais pas. Ou alors, un problème de promotion de nos instances dirigeantes? Les femmes ont encore une image des arts martiaux violents, durs physiquement, voir agressifs. Il faut leur faire comprendre que sur un  tatami, les hommes et les femmes sont mélangés, les âges aussi, les poids, les tailles etc. Cette image, de notre réalité, n’est pas spontanée dans l’esprit du public féminin.

PAGT : Quand je travaille avec un homme, un combat viril s’instaure de lui-même, et je joue des muscles beaucoup plus, et du coup, je sors de la sphère aiki. Quand je travaille avec une fille, ou une femme, j’ai souvent l’impression de mieux travailler. Je relâche mieux mes tensions, je suis moins brusque, plus attentif… Toi, dans ton enseignement, ta féminité modifie-t-elle ton approche pédagogique ?

Hélène : En tout cas j’essaye de ne pas féminisé mon aikido. Je vois la problématique plutôt en terme de gabarit. Il y a des hommes très légers, même fragiles, et des femmes très costauds. Mais là ou un homme palliera ses défauts par de la force, elles, seront coincées. Les femmes deviennent du coup plus technique par compensation. Elles développent plus de précision, avec de meilleurs déplacement, ou angles de projection.  Les gens disent que l’aikido est un travail sans force. C’est faux. Il faut bien utiliser les muscles pour bouger. Il en faut un minimum. Mais on confond souvent force et puissance.

PAGT : Tombes-tu parfois sur des hommes qui, condescendants, jouent à te tester en faisant les bonhommes ?

Hélène : Ca m’est arrivé, mais plus aujourd’hui. Pour le moment ! Quand je suis arrivé au 3e dan, j’ai eu quelques expériences ou je sentais que je devais faire mes preuves. Est-ce que c’était parce que j’étais une femme ou parce que j’atteignais un certain niveau ? Je sais que les générations précédentes ont subi ce genre de tracasserie. J’espère pouvoir, dans le futur, faire comprendre que  ce n’est plus une question homme femme.

profPAGT : Mais  les femmes ont-elles certaines facilités par rapport aux hommes ?

Hélène : Quand on n’a pas de force, on ne peut pas en mettre et il faut bien trouver d’autres solutions. Du coup les filles ont moins ce problème d’utiliser trop leur force. Quoi que…Quand on se promène à l’étranger, on se rend compte que c’est assez culturel. Il y a des femmes qui travaillent très « dur ». Notamment dans les pays de l’est, comme en Pologne. Là, tu vois que les femmes travaillent aussi dur que les hommes. A l’inverse dans les pays du nord comme en Suède, les hommes travaillent aussi souple et léger que les femmes. Cela  d’ailleurs ne veut pas dire qu’ils ne sont pas puissants, bien au contraire ! Cela doit venir d’une certaine manière d’enseigner ? Et je pense en effet qu’il y a un problème culturel chez nous. Quand je discute avec mes collègues féminines, il y en a encore beaucoup qui se trouvent « handicapées » parce qu’elles sont des filles ! Mais non les filles, vous avez les atouts de votre gabarit ! Et il est important que les femmes ne se limitent pas « mentalement » à cause de  leur féminité. Au contraire, notre féminité doit présenter des avantages et non des handicaps, en souplesse, rapidité, etc. Il faut vraiment sortir de cette sempiternelle différence homme femme, parce que sinon, on ne va pas s’en sortir ! Et je pense qu’il  y a encore beaucoup de travail à faire. Aujourd’hui, on peut devenir enseignante sans problème, accéder à des postes de cadres. Mais je ne me voile pas la face, il y a encore beaucoup à progresser sur ce point, parce que c’est sociétal : les problèmes de parité, de machisme, de condescendance, ce n’est pas que dans les arts martiaux, mais partout dans nos vies de femmes. L’aikido n’y échappe pas. Alors prenons notre courage à deux mains et faisons avancer les choses. On a tout a gagner, vu que nous ne sommes pas encore bien nombreuses sur le terrain !

PAGT : Et encore, 15 ans en arrière, les femmes enseignantes n’étaient pas légion….

Hélène : Non, et crois-moi, les ambiances de dojo étaient beaucoup plus dures pour nous. Ça se ressentait vraiment. Mais attention, il y avait des conflits hommes femmes, et aussi des conflits femmes femmes ! Il y a 15 ans, oui, j’ai subi beaucoup de misogynie. On me rabaissait beaucoup parce que j’étais une femme, il y avait des tentatives de découragement ! Mais les rapports avec les autres filles étaient aussi souvent très dur. Parce que les filles étaient très bagarreuses, mal dans leur peau, en cherchant à être meilleures que les hommes, en étant toujours dans le « faire ses preuves ». Il n’y a pourtant aucune raisons, on est des femmes, il n’y a rien à démontrer. Et beaucoup de celles qui étaient dans ce combat ont disparues, puis est arrivé une nouvelle génération de pratiquante qui savait être femmes et pratiquantes aikido sans problème. Mais  j’insiste : sans avoir à féminiser l’aikido. Et il faut vraiment se garder de le faire. Il faut dire aussi que les mentalités des hommes ont aussi évolués, fort heureusement, même si il y a encore des progrès à faire. Aujourd’hui, les enseignants hommes, n’ont aucun problème à prendre des ukes femmes, alors qu’il y a 15 ans…Et ça passe encore par beaucoup de communication , autour des jeunes, des femmes et par les instances fédérales. Je ne parle pas de parité, c’est un mot trop à la mode, mais juste de… rééquilibrage ?

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L’AIKIDO ET SES OBJECTIFS…

PAGT : Quelles sont pour toi les valeurs essentielles de l’aikido, qu’est-ce que cela t’apporte ?

Hélène : Au départ, je suis tombé dedans comme Obélix, alors ce genre de questions ne m’effleurait pas. Et au fur et à mesure que l’âge passe (rires), et que je progresse dans ma pratique, ces questions arrivent plus intensément. Déjà, l’aikido m’a apporté beaucoup de confiance en moi, moi qui étais une enfant très timide, cela m’a vraiment aidé, en m’ouvrant aux autres, en enrichissant mes relations. Mais finalement, …je trouve que l’aikido, ce n’est jamais que ce qu’on en fait! Certains me disent, que quand ils ont commençé l’aikido, ils voyaient les grandes valeurs, d’amour de paix, d’ouverture, etc. Et au bout d’un moment, ils se sont rendus compte qu’ on avait les mêmes problèmes dedans que dehors ! Parce que l’aikido, c’est pratiquer par des gens. Donc l’aikido, ce n’est que ce qu’ils en font. Et chacun n’en fera pas de la même manière qu’un autre .Il y a des gens qui vont pratiquer des années et des années et qui…n’en tireront rien !

Il y a un moment où il faut s’emparer des choses pour les intégrer à sa vie. Je pense qu’il faut que vienne une prise de conscience , si on veut aller plus loin et profiter de ce que l’aikido nous propose. Sinon on fait de l’aikido comme on ferait de la gym. Et pourquoi pas d’ailleurs…L’aikido est avant tout un système d’éducation. On apprend au travers  de la technique, par la mise en application de principes, dans lesquels on va s’immerger. Et à un moment, nous pouvons les mettre en applications dans sa propre vie, hors du tatami. Et finalement, hors du dojo, l’entrainement ne s’arrête peut être jamais.

IMG_3252PAGT : L’aikido, au-delà de la self défense, a de vraies applications dans notre vie…

Hélène : Bien sûr ! L’entrainement ne s’arrête jamais. Dans nos relations de travail, dans la gestion des conflits avec les autres, gérer le stress, savoir quand rentrer dans l’action, laisser passer pour mieux revenir, ou relâcher une tension … Dans le métro même, en étant plus vigilant, on se déplace plus naturellement dès que quelque chose se passe . L’aikido se met en pratique dans la vie et dans nos relations. Mais, il faut en prendre conscience ! Ce n’est pas une formule magique qui va faire qu’au bout de x années de pratique on va s’éveiller. Il y a forcément un petit travail  à faire pour aller plus loin que la technique.

 

Merci Helene, ce fut un plaisir de te rencontrer et de pratiquer avec tes élèves. Au prochain stage!
http://www.olympiadesaikidoclub.fr/professeur.php

http://www.bagnoletaikidoclub.fr/

 

 

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