Evolutionary Aikido à Uster, en Suisse, avec Peter et Julia.

Evolutionary Aikido à Uster, en Suisse, avec Peter et Julia. dans INTERVIEWS 536857_293133487463906_1321979625_n1

J’étais déjà venu il y a un an à Uster, près de Zurich, et j’avais alors fait la connaissance du Dojo de Peter et Julia durant une semaine complète, avec même des cours à 06H30 du matin. Cette année mon séjour est plus court, mais je ne pouvais pas faire autrement que revenir voir mes amis suisses, qui m’avaient laissé un souvenir absolument délicieux. Le hasard fait que l’Hôtel réservé par ma compagnie se trouve à 15 minutes à pieds du dojo. Alors l’occasion est trop belle, mais si ce n’est qu’un soir.

En arrivant au dojo, je vois à travers les baies vitrées Judith  qui termine le cours enfant. En cercle comme à leur habitudes, le cours se termine par un petit débriefing ou chacun exprime ses ressentis. Je me déchausse et je monte à l’étage me changer. Le dojo est absolument magnifique. Une atmosphère sereine, cosy, une lumière légèrement tamisée, de belles couleurs, font que l’on se sent vraiment très bien ici. Tellement bien que me revient alors,  l’invitation de Peter à passer une semaine ou deux en uchi dechi au dojo un de ses quatre,  option que je garde toujours dans un coin de ma tête.

img_20191-300x216 dans mes dojosCe soir, ce n’est pas si courant pour moi, les femmes sont majoritaires. En seiza, Peter face à nous, dispose devant lui une petite coupelle métallique pour nous inviter à deux minutes de méditations. Il fait doucement tinter la coupelle trois fois. Un peu de relaxation ne fait pas de mal. En fond musicale, une sorte de bourdon new wave me berce gentiment. Puis Peter nous invite au salut selon le rituel Shinto classique des écoles Iwama. Les échauffements se font lentement, dans une démarche proche de ce que j’ai vu chez Farouk Benouali ou Issei Tamaki. Peter reste toujours tres gracieux et precis dans ses mouvements, pas toujours simple à suivre. Enfin, quelques séries de chutes pour finir, mais sans bruits svp.

 Le cours de Peter sera sur Morote Dori, quelques techniques (ikkyo, irimi nage, shiho nage, kokyu nage), mais le propos est évidement ailleurs, même si Peter corrige les petits détails techniques. Le travail est fortement accès sur la connexion et la non opposition.  Un des exercices qui m’a beaucoup plus, consiste pour Uke, à  maintenir une présence constante, à donner. Tori lui, ferme les yeux, et  se déplace doucement en recevant ce que donne Uke, et sans jamais s’opposer, doit arriver à amener uke a la chute, sans techniques particulière. Le même exercice se fera aussi avec deux ukes, un par bras, et là ce n’est pas simple…. Ce dont je me rends compte très vite, c’est que j’ai beaucoup de mal en ouvrant les yeux, entièrement occuper à observer. Par contre, une fois les yeux clos, je me libère. Et comme je suis bien obligé de ressentir pour travailler,  mon travail n’est plus du tout le même !

10040510aikidoun-197x300 A la fin du cours, Peter enchaine  par un cours de Mentastic/ Yoga.   Pendant ce temps, Julia a la gentillesse alors de m’accorder une petite interview que je vous livre après traduction ;)

Peter, en partant, comme à mon arrivée m’embrasse amicalement, et on se promet de se revoir bientôt. Que des gens merveilleux, chaleureux, adorables. Il ne faut pas s’enfermer dans ces certitudes et se detouner de cette pratique au prétexte que la musique n’a rien a faire ici, ou que le travail n’est pas académique. Leur aikido est trés martial et éfficace, mais leur recherche est plus acces sur l’ouverture que sur une efficacité relative trop agressive.  En tout cas, pour moi, ce travail me semble aller dans le sens de ma recherche…Auf Wiedersehen Peter und julia !

Julia Geissberger est 3e dan. Elle a débuté l’aïkido en 1993, et comme Peter, suit l’enseignement de Patrick Cassidy, 6 dan, Avec Peter Fankhauser, elle a fondé le dojo Aikido Unlimited en 2009, ou ils enseignent  non seulement l’aïkido, mais aussi la méditation, la danse orientale, le yoga et quelques autres pratiques mentales et corporelles.

 Peter Fankhauser est 3e dan et a commencé l’aïkido en 1992, et a suivi l’enseignement de Robert Nadeau, Christian Tissier, Patrick Cassidy, Lewis Bernaldo de Quiros, Miles Kessler, Jan Nevelius und Jean-Michel Merit (✝ 2008).

 http://www.aikidounlimited.ch/

 

 514182951_069071b35e_o-300x224“ »Evolutionary Aikido » is the practice, exploration, and inquiry of and into the developmental processes available through the art of Aikido. It concerns not only the improvement of technical skill, but also a multi-dimensional transformation of ourselves. We look into what is our next step of being, and how do we make space for this new level of understanding, ability, and awareness to manifest. O-Sensei’s proclaimed realization, « I and the Universe are one, » is the basis for our practice. We face this and explore how to express this perspective of integrated unity in our Aikido.

Patrick Cassidy, 6th dan Aikido

L’interview de Julia Geissberger

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PAGT : Julia, Quand avez-vous ouvert ce dojo?

Julia : Le premier mai 2009! En fait, bien avant, Peter enseignait déjà ici à Uster au judo club. Il y avait un, deux puis trois cours par semaine. Mais les débuts étaient difficiles, l’ambiance était très différente de celle d’aujourd’hui, les gens recherchant plus un sport qu’un art martial comme nous le pratiquons à notre dojo actuel. J’ai rencontré Peter à ce moment-là, et au cours d’une conversation, nous nous sommes dit que nous devrions faire quelque chose d’autre, ailleurs, alentour. J’ai aussitôt dit « ok, allons-y «  et  nous nous sommes installé ici.

PAGT : Toi et Peter suivaient Patrick Cassidy, qui enseigne à Montreux. Comment l’avez-vous connu ?

Julia : C’est toujours notre sensei. A l’époque, je pratiquais dans un autre dojo près d’Uster avec Rosemary Herzig.  Rosemary l’avait invité pour un stage. Patrick Cassidy arrivait de Californie ; Il venait des USA et venait juste de se marier avec une suissesse. Ma rencontre avec lui fut prédominante et très vite j’ai decidé de le suivre comme uchi dechi à Montreux. Peter le connaissait déjà je crois.

PAGT : Tu es resté longtemps uchi dechi ?

Julia : 18 mois. J’étais shodan à ce moment-là. Et je suis parti nidan. J’ai passé mon sandan l’année dernière.

PAGT: congratulations!

Julia: thank you (rires)

PAGT: Il vient parfois sur Uster?

Julia : Oui, nous l’invitons au moins une fois en septembre pour un stage d’automne, plus quelques autres. L’année dernière il est venu avec deux amis : Miles Kessler qui enseigne à Tel Aviv,  et un vieil  ami à lui de Californie. Via Patrick, nous sommes connectés au CAA de Californie (californian aikido association).

PAGT : Ouf, j’ai eu peur j’avais compris CIA ! (rires)julia

Julia : Haha, non, la CAA qui regroupe de grands senseis américains comme Franck Doran Shihan, Pat hendricks shihan, Bob Nadeau Shihan, tous 7e dans.…Via la CAA, patrick Cassidy est notre connexion au Japon, où il est resté de nombreuses années comme Uchi Dechi Chez Saito Sensei.

PAGT. Donc, votre façon de pratiquer ici à Uster, est complètement inspirée du travail de Patrick Cassidy ?

Julia : Oui, la base de notre travail est l’aïkido Iwama, en particulier  pour le bukiwaza. Mais le travail de Patrick a évolué vers quelque chose de plus personnel, moins dur, tout en gardant les formes de bases, les techniques. Notre aïkido est plus orienté vers les sensations, la non opposition, le travail de connexion. Nous essayons de travailler avec des saisies sincères mais sans douleurs, sans raideurs aucunes.

PAGT. Ce qu’a dit Peter pendant le cours ma beaucoup marqué «  Uke et tori sont deux systèmes indépendants. A la prise de contact, il ne deviennent plus qu’un seul système »  je retrouve dans votre aïkido, des recherches similaires à certaines écoles comme celle de Leo et Issei Tamaki, Tanguy le Vourch, elis Amdur  Farouk benouali. Avec un travail sur les ukemis très lents, un travail sur les perceptions ou les sensations, par exemple en travaillant les yeux fermés.

Julia : Les yeux servent en fait dans notre vie de tous les jours, tout le temps, on se concentre avec eux. Mais les autres sens ? Il faut les éveiller aussi. Quand on ferme les yeux, le corps, en partie du moins, s’éveille soudain pour prendre le relais. Par exemple, il y a un exercice que nous faisons parfois. Tori ferme les yeux, en seiza ou debout. Uke approche doucement avec un atemi, et tori doit essayer de sentir ce qui arrive et réagir en non opposition. A un certain niveau, on ressent l’attaque avant le contact. Certains y voient de la mauvaise chorégraphie, mais c’est un exercice d’éveil et de connexion fabuleux.

PAGT : C’est incroyable, parce que j’ai expérimenté ce type de travail il y a peu avec Issei Tamaki. Il y a sur You tube une très belle vidéo de Tanguy Le vourch en ce sens, je t’enverrai le lien !  (https://www.youtube.com/watch?v=vmk8EAumvI4 )

Julia : Oui, et on est plus tout à fait dans la self défense, même si à un certain niveau cela le deviens. Mais pour moi, c’est juste un moyen de mieux ressentir les gens, ressentir mon univers. Devenir de meilleures personnes avec plus d’empathie avec les autres, s’ouvrir.  De plus c’est, au vu de ce que tu me dis, intéressant de voir que parfois dans le monde, sans réelles explications, soudain certaines choses se partagent d’elles même. ca me rappelle cette histoire des  singes qui sans se connaitre, ont l ‘idée quasi simultanée de laver leur pommes de terres.( *histoire du 100e singe que je raconte plus bas). Je pense, naïvement ou pas, que l’aïkido est dans cette voie, en connectant les gens entre eux, d’autres connexions se mettent en place. C’est là qu’on voit que l’aïkido est bien plus que de la self défense.

PAGT : Un autre aspect bien particulier de votre école. Et cela, je ne l’ai encore jamais vu ailleurs. Vous utilisez la musique à certains moments du cours, notamment sur les jiyu waza…

Julia : Patrick Cassidy a passé près de 8ans au Japon. Ensuite il est retourné en Californie. Tu sais, en Californie, ils ont toujours beaucoup d’idées neuves  et iconoclastes! (rires).je crois que  Patrick a étudié avec Richard Moon, un deshi de Bob Nadeau, de la CAA. Et je crois que l’idée de la musique vient de lui. Et pour ma part, je suis danseuse, et la musique est vitale pour moi. Mais nous utilisons la musique, pas seulement parce que nous aimons cela, mais aussi parque la musique donne un rythme. L’aïkido a son rythme, et cela aide, certaines personnes, a écouter leur corps, à ouvrir leur cœur. Mais cela n’est pas si exceptionnel. Regarde la Capoeira, ou les luttes africaines, à Hawaï, les arts martiaux et la musique peuvent être connectés. En Europe, on est plus fermés à la musique.la musique donne de l’énergie.

PAgt : Personnellement, je trouve que cela m’aide à me relâcher et à bouger

Julia :  Oui, mais tout le monde n’aime pas…certains trouvent même que cela perturbe leur travail. Heureusement, nous avons surtout de bons retours, les gens aiment cela !

PAGT : Thanks a lot Julia

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Pour finir, la fameuse histoire des singes et des pommes de terres …à mediter

Le centième singe ou comment va se jouer l’avenir de l’Humanité

Ken Keyes Jr est l’auteur de « The Hundredth Monkey », « Le centième singe »,l’histoire vraie d’une fable extraordinaire qui aujourd’hui résonne avec notre destin en tant qu’Humanité.

Une espèce de singe japonais, le macaque japonais a été observé à l’état sauvage sur une période de 30 ans. En 1952, sur l’ile de Koshima, des scientifiques nourrissaient les singes avec des patates douces crues en les jetant sur le sable. Les singes aimaient le goût des patates douces, mais trouvaient leur saleté déplaisante. Une femelle âgée de 18 mois, appelée Imo, pensait qu’elle pouvait solutionner le problème en lavant les patates dans un ruisseau tout près. Elle enseigna ce truc à sa mère. Leurs compagnes de jeu apprirent aussi cette nouvelle façon de faire et l’enseignèrent aussi à leurs mères. Cette innovation culturelle fut graduellement adoptée par différents singes devant les yeux des scientifiques. Entre 1952 et 1958, tous les jeunes singes apprirent à laver les patates douces remplies de sable pour les rendre plus agréables au goût. Seuls les singes adultes qui imitèrent leurs enfants apprirent cette amélioration sociale. Les autres singes adultes conservèrent leur habitude de manger des patates douces sales.

À l’automne de 1958, un certain nombre de singes de Koshima lavaient leurs patates douces – leur nombre exact demeure inconnu. Supposons que lorsque le soleil se leva un matin, il y avait 99 singes sur l’île de Koshima qui avaient appris à laver leurs patates douces. Supposons encore qu’un peu plus tard ce-matin-là, un centième singe appris à laver les patates. Alors quelque chose d’étonnant se produisit !

Ce soir-là presque tous les singes de la tribu se mirent à laver leurs patates douces avant de les manger. Un peu comme si l’énergie additionnelle de ce centième singe créa une sorte « de percée scientifique » Mais ce n’est pas tout : la chose la plus surprenante observée par ces scientifiques fut le fait que l’habitude de laver les patates douces se transmit de façon inexpliquée et simultanée à des colonies de singes habitant d’autres îles ainsi qu’à la troupe de singes de Takasakiyama sur le continent qui commencèrent aussi à laver leurs patates douces. C’est ainsi que le macaque japonais fut surnommé le « laveur de patates ».

 

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