Archive pour novembre, 2013

Aïkido à Oran, mes premiers pas en Algérie.

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   Novembre 2012. Je me rends pour la première fois en Algérie. Comme à mon habitude, j’ai essayé de prendre contact avec des clubs aïkido local, via internet. J’ai donc repéré un club d’aikido, style Iwama, pourquoi pas, où un élève de Daniel Toutain officie. Mon contact sur Oran se charge aimablement de téléphoner au sensei, Said Sebbagh, 5e dan, pour lui demander si celui-ci accepterait que je puisse bénéficier de ses cours, pendant mon séjour. Mon ami ne connaissant rien à l’aïkido, et croyant bien faire, prétend à l’enseignant que je suis… un « champion » français d’aïkido !!!  Celui-ci me rappellera plus tard pour me dire que le sensei accepte ma venue au dojo, mais que celui-ci avait l’air surpris de mon étrange statut. Me voilà donc dans de beaux draps. Ceci dit, je me doute que le professeur a du comprendre que mon intercesseur était un complet candide sur la question, et que tout cela est un malentendu, ce que l’avenir me démontrera fort heureusement.135239_298243010286287_1560488941_o

Aller en Algérie n’est pas d’une très grande simplicité. Il  vous faut un visa et donc quelques démarches, à la différence du Maroc. Mais rien d’insurmontable. Arrivé à bon port, je me rends alors à l’université d’Es-Senia pour y installer une nouvelle machine pour l’équipe de chercheurs enseignants. Juste histoire de vous dire, que je n’y vais pas pour les vacances non plus, au cas où certains s’imaginent que je me balade uniquement pour m’amuser. Le tourisme en Algérie est quasi inexistant, peu ou pas d’infrastructures pour cela, même si les choses évoluent peu à peu. On sort de nombreuses années de guerres civiles, et le pays ne bénéficie pas d’une image très valorisante. Et c’est bien dommage comme je vais pouvoir m’en rendre compte rapidement. Oran est une très belle ville, avec des alentours à explorer vraiment magnifique, comme santa Cruz, et quelques belles plages. Mais surtout j’y ai découverts des oranais hyper chaleureux, accueillants, souriants et vraiment désireux de me faire découvrir leur pays. Des gens souvent modestes mais  fiers, dont on sent qu’il ne faut pas chercher l’entourloupe, mais qui, si on est sincère, savent se montrer facilement ouverts et avec le cœur entier sur la main.

Les gens du labo ou je travaille deviennent facilement plus que des clients, de bons amis qui me feront la joie de me faire visiter Oran, ses marchés, gouter quelques spécialités comme la Karantika, dont je raffole… Et le soir, du coup, mon nouvel ami Kamel se propose de m’amener au dojo de Said Sebbagh ! On a quelque mal à trouver le dojo, mais heureusement les commerçants locaux nous indiquent sa porte, discrète au coin d’une rue du Quartier Maraval.chapelle-santa-cruz-oran

Ce soir-là, le sensei n’est pas présent. C’est Mohamed qui assure l’intérim. Je rentre dans le dojo. Un sempai vient vers moi visiblement surpris de mon arrivée,  le regard sévère, alors qu’un cours se déroule en ce moment même. Je commence à vouloir lui expliquer la raison de ma venue, mais très vite, il me fait signe de m’assoir sans bruit et d’attendre que le professeur termine l’explication en cours. Je m’exécute poliment. Visiblement ici, on ne rigole pas avec l’étiquette. Pendant que les élèves entament le travail montré par l’enseignant, celui-ci, très jeune, à peine 19 ans, viens à ma rencontre avec un  grand sourire. Ouf, je me sens mieux. Mohamed m’explique que Said n’est pas là ce soir, vu qu’il se trouve … en France ! Mais il l’avait prévenu de mon arrivée probable ce soir. Celui-ci insiste pour que je patiente pendant que ce cours se termine, dix minutes, dans le bureau des enseignants. Honoré de cette attention, je m’installe tranquillement. Puis on m’invite à rejoindre les vestiaires et me changer. Avant que le cours ne commence, Mohamed me présente à ces élèves, qui tous ont vraiment l’air content de la présence d’un étranger dans le dojo, ce qui me met très à mon aise.Said-Sebbagh-2010-478x318

Pas d’échauffements, on attaque directement après le salut, par le classique Tai no Henka. Mohamed me confie à son uke pour la durée du cours. Dans la droite ligne de l’enseignement IWAMA, héritage de Saito sensei, je retrouve quelques formes d’études que j’avais eu l’occasion de découvrir, brièvement, lors d’un stage avec Daniel Toutain sur Paris. Notamment avec les expirations vocales bien particulières à ce style, après chaque saisie ou mouvements (hoop ,heiip,…), les gestes lents et puissants sur le travail des bases. Mohamed enchaine ainsi 3 cours d’une heure, ou les élèves se succèdent aux autres. Le cours est dense, rythmé, sans réel temps morts, et avec la chaleur de l’atmosphère locale, je suis rapidement en nage. J’ai un peu de mal à suivre du fait que ce ne sont pas les formes de travail que j’ai l’habitude de travailler en général, mais j’essaye de m’adapter au mieux, sans essayer de reproduire mon maigre bagage, mais en étant réceptif au maximum.

Je n’en reviens pas du niveau de Mohamed, si jeune, mais avec déjà plus de 10 ans d’aiki dans les pattes. Notez qu’ici, les pratiquants s’entrainent  vraiment énormément, sans demi-mesure, voir avec acharnement même très jeune. Et parfois, les profs ne sont pas toujours tendres avec les petits, qui d’ailleurs ne se plaignent pas ! Alors forcément …

Apres le cours, je rejoins les vestiaires pour me changer. Naïvement, je me déshabille sans trop d’égard, et immédiatement, on vient tirer le rideau pour me laisser dans l’intimité. Depuis, j’ai appris la très très grande pudeur des gens du Maghreb…Et qu’il serait indécent ici de prendre une douche dans le plus simple appareil devant d’autres personnes, donc on garde le caleçon svp. Du coup, je me demande comment ferait un magrébin,  s’il était soudain plongé dans les vestiaires français pour la première fois, ou tout le monde prend sa douche avec les autres complètements nus !!…Cultures différentes, alors je m’adapte.

3149726700_1_2_XCOupRMLDeux jours après, je reviens. Cette fois Saïd Sebagh est là, et il vient de suite m’accueillir. Mohamed lui a raconté mon passage. Said m’invite à son bureau pour discuter 5 minutes, avec beaucoup de gentillesse et de sollicitude. Il me propose de prendre part au premier cours de Taijutsu puis si je veux, suivre le cours de Bukiwaza qui suivra. Evidemment !

Saïd déroule son cours d’aiki avec un plan très clair, très logique dans sa construction. Said est 5e dan, et ça se voit. Surtout pour les ukes qui  ont intérêt à suivre, parce que Saïd, après avoir montré un mouvement au ralenti, le montre ensuite à vitesse réelle (me semble-t-il !), et la çà fait presque peur ! Précis, net, propre, efficace, un beau spectacle, mais réaliste !

Suivra le cours de Jo. Saïd  me demande si je connais mes 20 suburis. Pas vraiment…Il m’invite à venir près de lui pour mieux le suivre. Les suburis s’enchainent alors, et le sensei vient régulièrement à moi pour corriger tel ou tel aspect, toujours avec bienveillance. Génial, Car si on est plus de 20 sur le tatami, j’ai l’impression d’avoir un cours particulier. Kata 13 et Jo dori ensuite pour finir. L’école de Maitre Saito est évidement bien connu pour son travail des armes dont les katas développés par le Disciple du fondateur font références. Pour le reste, je dois l’avouer, même si ce travail est passionnant et riche, ce n’est pas ma sensibilité, avec un style un peu dur pour moi. Mais je suis encore trop novice pour réellement me faire un avis définitif, aussi, je reçois tout cela avec reconnaissance. Je compte d’ailleurs encore me rendre à un stage de Daniel Toutain cette saison, un sensei pour qui j’ai beaucoup de respect, ça va de soi, avec qui j’ai pu échanger quelques mots l’année dernière et qui m’étais apparus vraiment accessible, et aussi sympathique qu’impressionnant.679823_298565090254079_358403665_o

A la fin, après le salut au Sensei,  tout le monde se congratule pour cet excellent travail. Tous viennent  rapidement me voir, m’embrassent  fraternellement pour me remercier d’avoir partagé ce moment avec eux et m’assaillent de questions diverses. Saïd vient me chercher et nous entamons alors une discussion passionnante, ou il me raconte sa passion. L’aïkido c’est sa vie, ni plus ni moins. Les suburis, il en fait tous les jours, et va régulièrement en France pour des stages, comme uchi dechi chez Daniel Toutain. Ce qui explique qu’il n’était pas là, deux jours auparavant.

Saïd a commencé la pratique des Arts Martiaux en 1978 à l’âge de 12 ans en s’initiant au Judo durant un séjour en France .En 1994, il a découvert l’aïkido lors d’un stage avec maitre Tamura , ce qui est une révélation pour lui. Et en 1997, il part au New York AikiKai en tant qu’Uchi Deshi de Maître Yamada 8e Dan. C’est là qu’il aura l’occasion de rencontrer d’éminents professeurs  comme Sugano senseï 8e Dan et Donovan Wait 6e Dan. En 1998, il étudiera l’Aïkido en France sous la direction de Christian Tissier. Mais c’est en 1999, qu’il fait une rencontre décisive avec Daniel Toutain Sensei 6e Dan, élève direct de Morihiro Saito senseï 9e Dan.

Aikido Iwama Ryu - Auray Summer Camp - 08/2009 Grace à Daniel Toutain à l’occasion du 5e Stage International Iwama Ryu, Saïd  Sebbagh pourra même rencontrer pour la première fois Morihiro Saito senseï lui-même ! Il continuera alors de suivre Daniel Toutain et Hito Hiro Saito senseï 6e Dan, fils et successeur de feu Saito Sensei.
Sebbagh Saïd est le représentant officiel en Algérie de l’école d’Iwama dont il est le fondateur sur le territoire national.

 C’est un réel plaisir d’échanger un moment avec Saïd, tellement désireux de discuter avec moi, simple débutant, ce qui conclut merveilleusement ma soirée. Saïd  me laisse alors et reviens une minute plus tard. Il a demandé à un de ses élèves de me ramener à mon hôtel. J’ai découvert des pratiquants très déterminés, avec un profond respect pour leur sensei, se donnant à 100%, et en même temps hyper chaleureux, agréables et d’une grande gentillesse. Merci encore à Said sensei, Mohamed et tous les élèves de la Wilaya d’Oran !

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Evolutianory Aikido in Uster, near Zurich, with Peter and Julia

Evolutianory Aikido  in Uster, near Zurich, with Peter and Julia dans English version 536857_293133487463906_1321979625_n3

One year ago, I had to come  to Uster, near Zurich, and I had then the opportunity to get in touch with the Dojo of Peter and Julia, for a complete week, with even some trainings at 06:30  am! . Upon that year, my stay is  quite shorter, but I could not make less than  seeing my Swiss friends, the one that  had left me an absolutely delicious souvenir. Lucky me, the Hotel booked by my company is  only 15 minutes by feet to the dojo. Then the opportunity  become too beautiful, even if it s just for  one only evening.
By arriving at the dojo, I see through the  windows Judith who ends the children  course . In circle as they use to do, the training ends by a small debriefing where each expresses their feelings. I remove my shoes and I rise to the floor to change. The dojo is absolutely magnificent. A serene, cosy atmosphere, a slightly sieved light, some beautiful colors, make that we feel really very well here. So that,  it reminds me, Peter’s invitation, to spend one week or two as uchi dechi in the dojo , option which I always keep in a corner of my head.

img_20192-300x216 dans English versionThis evening, it is not so common for me, the women are majority. In seiza, Peter in front of us, arrange beside a small metallic dish to invite us for some minutes of meditations. He slowly rings the small bell three times. A little of relaxation is always nice. A kind of new wave backyard music rocks me friendly. Then Peter invites us in for the Rei according to the classic Shinto rite of schools Iwama. The warm-ups are slowly made, in an approach close to what I saw at Farouk Benouali or Issei Tamaki s dojos. Peter always remains very graceful and precise in his movements, not always simple to follow for me. Finally, some series of falls to finish, but silent ones please.
10040510aikidoun1-197x300Peter’s evening course start with Morote Dori,  around some techniques (ikkyo, irimi nage, shiho and kokyu nage), but the main topic is obviously somewhere else, even if Peter corrects the small (or not so) technical details. The study is focused about  connection and the non- opposition. One of the exercises which pleased me so much, consist for Uke, to maintain a constant presence, to give all time. Tori , closed eyes,  moves slowly by receiving what gives Uke, and without ever opposing, has to manage to bring uke to the fall, without specific techniques. The same exercise will also be made with two ukes, one for each arm, and that   is not so easy. What I realize very fast, it is that I have difficulty working eyed open, so focus by observing around. On the other hand,  closed eyes, I start to release myself. And  I am now obliged  to feel to get a good work, and then my work is no more the same!

 At the end of the course, Peter moves on Mentastic/Yoga. Meanwhile, Julia is then kind enough to grant me a small interview.

Peter, before leaving, as upon my arrival, hug me friendly, and we promise to  meet again soon. Such wonderful and adorable people. You should not lock  into some certainties and to run away from this practice in the pretext which the music has anything has to make here, or which the work is not academic. Their aikido is really a budo , efficient, but their search is more access on mind and heart opening than on a too much aggressive relative efficiency. In any case, for me, this work seems to me to goin in the direction  of my own research … Auf Wiedersehen Peter und julia!

Julia Geissberger is 3rd dan. She began the aikido in 1993, and as Peter, follows the teaching of Patrick Cassidy, 6 dan, With Peter Fankhauser, she established the dojo Aikido Unlimited in 2009, or they teach not only the aikido, but also the meditation, the oriental dance, the yoga, conscious movement, and some other mental and physical practices.

Peter Fankhauser is 3rd dan and began the aikido in 1992, and followed the education teaching of Robert Nadeau, Christian Tissier, Patrick Cassidy, Lewis Bernaldo de Quiros, Miles Kessler, Jan Nevelius and Jean-Michel Merit .

http://www.aikidounlimited.ch/

514182951_069071b35e_o1-300x224“ »Evolutionary Aikido » is the practice, exploration, and inquiry of and into the developmental processes available through the art of Aikido. It concerns not only the improvement of technical skill, but also a multi-dimensional transformation of ourselves. We look into what is our next step of being, and how do we make space for this new level of understanding, ability, and awareness to manifest. O-Sensei’s proclaimed realization, « I and the Universe are one, » is the basis for our practice. We face this and explore how to express this perspective of integrated unity in our Aikido.

Patrick Cassidy, 6th dan Aikido

The interview of Julia Geissberger

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PAGT: Julia, When did you start with this dojo?

Julia: First of May 2009! In fact, really before, Peter already taught here , in Uster, in the judo club. There was one, two then three courses a week. But the very starts were difficults, the atmosphere was very different from that of today, people looking more  for a sport than a martial art as we practise  in our current dojo. I met Peter at this moment, and during a conversation, we said to ourselves that we should make something else, somewhere else, around here . I immediately said  » OK, let’s go  » and we settled down here.

PAGT: you and Peter followed Patrick Cassidy, who s teaching in Montreux. How did you know him?

Julia: He is always our sensei. At that time, I  practiced in another dojo near Uster with Rosemary Herzig. Rosemary had invited him for a seminary. Patrick Cassidy just arrived from California, I believe he had just got married to a swiss girl. My meeting with him was dominant and quickly I have decided to follow him as uchi dechi in Montreux. Peter already knew him before for what I remember.

PAGT: you remained for a long time uchi dechi?

Julia: 18 months. I was shodan at this moment. And I left nidan. I received my sandan last year.

PAGT: congratulations!

Julia: thank you (laughter)

PAGT: He sometimes comes on Uster?

Julia: Yes, we invite him at least once in September for an autumn seminar, and some  others. Last year he came with two friends: miles Kessler who teaches in Tel Aviv, and an old friend of his from California. Via Patrick, we are connected to the CAA of California (californian aikido association).

PAGT: phew, I was afraid to hear CIA! (Laughings)julia1

Julia: Haha, no, the CAA which includes  famous senseis like Franck Doran Shihan, Pat hendricks shihan , Bob Nadeau Shihan, all 7th dans. … Via the CAA, patrick Cassidy is our connection to Japan, where he remained of numerous years as Uchi Dechi in Iwama with  Saito Sensei.

PAGT. Thus, your way of having a practice here to Uster, is completely inspired by the work of Patrick Cassidy?

Julia: Yes,definitely, the basics of our work is the aikido from Iwama, in particular for the bukiwaza. But the work of Patrick evolved towards something more personal, less hard, while keeping the base forms, the main techniques. Our aikido is more feeling orientated, in a non opposition way, connection dealing. We try to work with sincere seizures but without pains.

PAGT. I remind Peters s words during the course   » Uke and tori are two independent systems. Getting in touch, they do  become  one single system  » I find in your aikido, some resonnance with some schools like the ones of  Leo and Issei Tamaki, Tanguy le Vourch, Elis Amdur Farouk benouali. With a work on the very slow ukemis, studies about   perceptions and feelings , for example by working blind.

Julia: Eyes serve in fact in our daily life, all the time, we concentrate with them. But what about other senses? It is necessary to awaken them also. When we close our eyes, the body, partially at least, wakes up suddenly to take over. For example, there is an exercise which we sometimes do. Tori closes eyes, in seiza or up. Uke approach slowly with an atemi, and tori has to try to feel what  is coming on and try to react without opposition. At certain level, we feel the attack before the contact. Some see of the bad choreography there, but it is a fabulous exercise of awakening and connection.

PAGT: it is incredible, because I experimented this kind of work some weeks ago  with Issei Tamaki. There is on You tube Tanguy Le Vourc’h very beautiful video about this way :

http://www.youtube.com/watch?v=vmk8EAumvI4&feature=share

Julia: Yes, and we are not completely in self-defense, even if at certain level it become so. But for me, it is just a wa to become better people, to feel my universe. Becoming better persons with more empathy with the others, open minded. Furthermore it is, in view of what you say to me, interesting to see that sometimes in the world, without real explanations, suddenly certain things  come together  by itselves. That reminds me this story of the monkeys who without knowing each other, have the almost simultaneous idea to wash  potatoes. (Story  of the 100th monkey whom I ll tell later on ). I think, naively or not, that the aikido is in this way, by connecting people between them,  and help other connections to set up. It is that way  we see that  aikido is much more than a self-defense method.

PAGT: Another very particular aspect of your school,, I had never seen  somewhere else. You use the music at some moment  of the course, in particular on jiyu waza …

Julia: Patrick Cassidy spent around 8 years  in Japan. Then he returned to California. You know, in California, they always have many new and iconoclastic ideas! (Laughter) .I believe that Patrick studied with Richard Moon, a deshi of Bob Nadeau, from the CAA. And I believe that the idea of the music comes from him. And for my part, I am a dancer, and the music is vital for me. But we use the music, not only because we like it, but also because the music give a rhythm. Aikido has its own rhythm, and it helps, certain persons,  to listen to their body, to open their heart. But it is not so exceptional. Look at Capoeira, or at the African fights, in Hawaii, the martial arts and the music can be connected. In Europe, we are not so open to music. Music give some energy.

PAgt:  Personally, I find that it helps me to release myself and to move freely.

Julia:  Yes, but not everybody  like that .Some find that it perturbs their work. Fortunately, most people find this interesting !

PAGT : Thanks a lot Julia

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In the end, the famous story of the monkeys and the potatoes to be meditated

The hundredth monkey or What will be the future of the Humanity

Ken Keyes Jr is the author of « The Hundredth Monkey », the true story of an extraordinary fable which today resounds with our fate as Humanity.

A species of Japanese monkey, the Japanese macaque was observed to the wild state over a period of 30 years. In 1952, on the island of Koshima, scientists fed the monkeys with raw sweet potatoes by throwing them on the sand. The monkeys liked the taste of sweet potatoes, but found it disagreeable because of dirt. A 18-month-old female, called Imo, thought that she could resolve the problem by washing potatoes in the river very close by. She taught this trick to her mother. Their playfellows also learnt this new way of making and also taught it to their mothers. This cultural innovation was gradually adopted by various monkeys in front of the eyes of the scientists. Between 1952 and 1958, all the young monkeys learnt to wash sweet potatoes to make them more pleasant to the taste. Only the grown-up monkeys who imitated their children learnt this social improvement. Other grown-up monkeys kept their habit to eat dirty sweet potatoes.

In the autumn of 1958, a number of monkeys of Koshima washed their sweet potatoes – their exact number remains unknown. Let us suppose that when the sun got up one morning, there were 99 monkeys on the island of Koshima who had learnt to wash their sweet potatoes. Still let us suppose that a little later, a hundredth monkey learnt to wash potatoes. Then something surprising occurred!

This evening almost all the monkeys of the tribe are mirrored to wash their sweet potatoes before eating them. A little as if the additional energy of this hundredth monkey created a kind  » of scientific breakthrough  » but it is not everything: the most surprising thing observed by these scientists was the fact that the habit to wash sweet potatoes was passed on in a unexplained and simultaneous way in colonies of monkeys living in other islands as well as in troop of monkeys of Takasakiyama on the continent who also began to wash their sweet potatoes. This is the way the Japanese macaque was nicknamed the  » washer of potatoes « .

Evolutionary Aikido à Uster, en Suisse, avec Peter et Julia.

Evolutionary Aikido à Uster, en Suisse, avec Peter et Julia. dans INTERVIEWS 536857_293133487463906_1321979625_n1

J’étais déjà venu il y a un an à Uster, près de Zurich, et j’avais alors fait la connaissance du Dojo de Peter et Julia durant une semaine complète, avec même des cours à 06H30 du matin. Cette année mon séjour est plus court, mais je ne pouvais pas faire autrement que revenir voir mes amis suisses, qui m’avaient laissé un souvenir absolument délicieux. Le hasard fait que l’Hôtel réservé par ma compagnie se trouve à 15 minutes à pieds du dojo. Alors l’occasion est trop belle, mais si ce n’est qu’un soir.

En arrivant au dojo, je vois à travers les baies vitrées Judith  qui termine le cours enfant. En cercle comme à leur habitudes, le cours se termine par un petit débriefing ou chacun exprime ses ressentis. Je me déchausse et je monte à l’étage me changer. Le dojo est absolument magnifique. Une atmosphère sereine, cosy, une lumière légèrement tamisée, de belles couleurs, font que l’on se sent vraiment très bien ici. Tellement bien que me revient alors,  l’invitation de Peter à passer une semaine ou deux en uchi dechi au dojo un de ses quatre,  option que je garde toujours dans un coin de ma tête.

img_20191-300x216 dans mes dojosCe soir, ce n’est pas si courant pour moi, les femmes sont majoritaires. En seiza, Peter face à nous, dispose devant lui une petite coupelle métallique pour nous inviter à deux minutes de méditations. Il fait doucement tinter la coupelle trois fois. Un peu de relaxation ne fait pas de mal. En fond musicale, une sorte de bourdon new wave me berce gentiment. Puis Peter nous invite au salut selon le rituel Shinto classique des écoles Iwama. Les échauffements se font lentement, dans une démarche proche de ce que j’ai vu chez Farouk Benouali ou Issei Tamaki. Peter reste toujours tres gracieux et precis dans ses mouvements, pas toujours simple à suivre. Enfin, quelques séries de chutes pour finir, mais sans bruits svp.

 Le cours de Peter sera sur Morote Dori, quelques techniques (ikkyo, irimi nage, shiho nage, kokyu nage), mais le propos est évidement ailleurs, même si Peter corrige les petits détails techniques. Le travail est fortement accès sur la connexion et la non opposition.  Un des exercices qui m’a beaucoup plus, consiste pour Uke, à  maintenir une présence constante, à donner. Tori lui, ferme les yeux, et  se déplace doucement en recevant ce que donne Uke, et sans jamais s’opposer, doit arriver à amener uke a la chute, sans techniques particulière. Le même exercice se fera aussi avec deux ukes, un par bras, et là ce n’est pas simple…. Ce dont je me rends compte très vite, c’est que j’ai beaucoup de mal en ouvrant les yeux, entièrement occuper à observer. Par contre, une fois les yeux clos, je me libère. Et comme je suis bien obligé de ressentir pour travailler,  mon travail n’est plus du tout le même !

10040510aikidoun-197x300 A la fin du cours, Peter enchaine  par un cours de Mentastic/ Yoga.   Pendant ce temps, Julia a la gentillesse alors de m’accorder une petite interview que je vous livre après traduction ;)

Peter, en partant, comme à mon arrivée m’embrasse amicalement, et on se promet de se revoir bientôt. Que des gens merveilleux, chaleureux, adorables. Il ne faut pas s’enfermer dans ces certitudes et se detouner de cette pratique au prétexte que la musique n’a rien a faire ici, ou que le travail n’est pas académique. Leur aikido est trés martial et éfficace, mais leur recherche est plus acces sur l’ouverture que sur une efficacité relative trop agressive.  En tout cas, pour moi, ce travail me semble aller dans le sens de ma recherche…Auf Wiedersehen Peter und julia !

Julia Geissberger est 3e dan. Elle a débuté l’aïkido en 1993, et comme Peter, suit l’enseignement de Patrick Cassidy, 6 dan, Avec Peter Fankhauser, elle a fondé le dojo Aikido Unlimited en 2009, ou ils enseignent  non seulement l’aïkido, mais aussi la méditation, la danse orientale, le yoga et quelques autres pratiques mentales et corporelles.

 Peter Fankhauser est 3e dan et a commencé l’aïkido en 1992, et a suivi l’enseignement de Robert Nadeau, Christian Tissier, Patrick Cassidy, Lewis Bernaldo de Quiros, Miles Kessler, Jan Nevelius und Jean-Michel Merit (✝ 2008).

 http://www.aikidounlimited.ch/

 

 514182951_069071b35e_o-300x224“ »Evolutionary Aikido » is the practice, exploration, and inquiry of and into the developmental processes available through the art of Aikido. It concerns not only the improvement of technical skill, but also a multi-dimensional transformation of ourselves. We look into what is our next step of being, and how do we make space for this new level of understanding, ability, and awareness to manifest. O-Sensei’s proclaimed realization, « I and the Universe are one, » is the basis for our practice. We face this and explore how to express this perspective of integrated unity in our Aikido.

Patrick Cassidy, 6th dan Aikido

L’interview de Julia Geissberger

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PAGT : Julia, Quand avez-vous ouvert ce dojo?

Julia : Le premier mai 2009! En fait, bien avant, Peter enseignait déjà ici à Uster au judo club. Il y avait un, deux puis trois cours par semaine. Mais les débuts étaient difficiles, l’ambiance était très différente de celle d’aujourd’hui, les gens recherchant plus un sport qu’un art martial comme nous le pratiquons à notre dojo actuel. J’ai rencontré Peter à ce moment-là, et au cours d’une conversation, nous nous sommes dit que nous devrions faire quelque chose d’autre, ailleurs, alentour. J’ai aussitôt dit « ok, allons-y «  et  nous nous sommes installé ici.

PAGT : Toi et Peter suivaient Patrick Cassidy, qui enseigne à Montreux. Comment l’avez-vous connu ?

Julia : C’est toujours notre sensei. A l’époque, je pratiquais dans un autre dojo près d’Uster avec Rosemary Herzig.  Rosemary l’avait invité pour un stage. Patrick Cassidy arrivait de Californie ; Il venait des USA et venait juste de se marier avec une suissesse. Ma rencontre avec lui fut prédominante et très vite j’ai decidé de le suivre comme uchi dechi à Montreux. Peter le connaissait déjà je crois.

PAGT : Tu es resté longtemps uchi dechi ?

Julia : 18 mois. J’étais shodan à ce moment-là. Et je suis parti nidan. J’ai passé mon sandan l’année dernière.

PAGT: congratulations!

Julia: thank you (rires)

PAGT: Il vient parfois sur Uster?

Julia : Oui, nous l’invitons au moins une fois en septembre pour un stage d’automne, plus quelques autres. L’année dernière il est venu avec deux amis : Miles Kessler qui enseigne à Tel Aviv,  et un vieil  ami à lui de Californie. Via Patrick, nous sommes connectés au CAA de Californie (californian aikido association).

PAGT : Ouf, j’ai eu peur j’avais compris CIA ! (rires)julia

Julia : Haha, non, la CAA qui regroupe de grands senseis américains comme Franck Doran Shihan, Pat hendricks shihan, Bob Nadeau Shihan, tous 7e dans.…Via la CAA, patrick Cassidy est notre connexion au Japon, où il est resté de nombreuses années comme Uchi Dechi Chez Saito Sensei.

PAGT. Donc, votre façon de pratiquer ici à Uster, est complètement inspirée du travail de Patrick Cassidy ?

Julia : Oui, la base de notre travail est l’aïkido Iwama, en particulier  pour le bukiwaza. Mais le travail de Patrick a évolué vers quelque chose de plus personnel, moins dur, tout en gardant les formes de bases, les techniques. Notre aïkido est plus orienté vers les sensations, la non opposition, le travail de connexion. Nous essayons de travailler avec des saisies sincères mais sans douleurs, sans raideurs aucunes.

PAGT. Ce qu’a dit Peter pendant le cours ma beaucoup marqué «  Uke et tori sont deux systèmes indépendants. A la prise de contact, il ne deviennent plus qu’un seul système »  je retrouve dans votre aïkido, des recherches similaires à certaines écoles comme celle de Leo et Issei Tamaki, Tanguy le Vourch, elis Amdur  Farouk benouali. Avec un travail sur les ukemis très lents, un travail sur les perceptions ou les sensations, par exemple en travaillant les yeux fermés.

Julia : Les yeux servent en fait dans notre vie de tous les jours, tout le temps, on se concentre avec eux. Mais les autres sens ? Il faut les éveiller aussi. Quand on ferme les yeux, le corps, en partie du moins, s’éveille soudain pour prendre le relais. Par exemple, il y a un exercice que nous faisons parfois. Tori ferme les yeux, en seiza ou debout. Uke approche doucement avec un atemi, et tori doit essayer de sentir ce qui arrive et réagir en non opposition. A un certain niveau, on ressent l’attaque avant le contact. Certains y voient de la mauvaise chorégraphie, mais c’est un exercice d’éveil et de connexion fabuleux.

PAGT : C’est incroyable, parce que j’ai expérimenté ce type de travail il y a peu avec Issei Tamaki. Il y a sur You tube une très belle vidéo de Tanguy Le vourch en ce sens, je t’enverrai le lien !  (https://www.youtube.com/watch?v=vmk8EAumvI4 )

Julia : Oui, et on est plus tout à fait dans la self défense, même si à un certain niveau cela le deviens. Mais pour moi, c’est juste un moyen de mieux ressentir les gens, ressentir mon univers. Devenir de meilleures personnes avec plus d’empathie avec les autres, s’ouvrir.  De plus c’est, au vu de ce que tu me dis, intéressant de voir que parfois dans le monde, sans réelles explications, soudain certaines choses se partagent d’elles même. ca me rappelle cette histoire des  singes qui sans se connaitre, ont l ‘idée quasi simultanée de laver leur pommes de terres.( *histoire du 100e singe que je raconte plus bas). Je pense, naïvement ou pas, que l’aïkido est dans cette voie, en connectant les gens entre eux, d’autres connexions se mettent en place. C’est là qu’on voit que l’aïkido est bien plus que de la self défense.

PAGT : Un autre aspect bien particulier de votre école. Et cela, je ne l’ai encore jamais vu ailleurs. Vous utilisez la musique à certains moments du cours, notamment sur les jiyu waza…

Julia : Patrick Cassidy a passé près de 8ans au Japon. Ensuite il est retourné en Californie. Tu sais, en Californie, ils ont toujours beaucoup d’idées neuves  et iconoclastes! (rires).je crois que  Patrick a étudié avec Richard Moon, un deshi de Bob Nadeau, de la CAA. Et je crois que l’idée de la musique vient de lui. Et pour ma part, je suis danseuse, et la musique est vitale pour moi. Mais nous utilisons la musique, pas seulement parce que nous aimons cela, mais aussi parque la musique donne un rythme. L’aïkido a son rythme, et cela aide, certaines personnes, a écouter leur corps, à ouvrir leur cœur. Mais cela n’est pas si exceptionnel. Regarde la Capoeira, ou les luttes africaines, à Hawaï, les arts martiaux et la musique peuvent être connectés. En Europe, on est plus fermés à la musique.la musique donne de l’énergie.

PAgt : Personnellement, je trouve que cela m’aide à me relâcher et à bouger

Julia :  Oui, mais tout le monde n’aime pas…certains trouvent même que cela perturbe leur travail. Heureusement, nous avons surtout de bons retours, les gens aiment cela !

PAGT : Thanks a lot Julia

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Pour finir, la fameuse histoire des singes et des pommes de terres …à mediter

Le centième singe ou comment va se jouer l’avenir de l’Humanité

Ken Keyes Jr est l’auteur de « The Hundredth Monkey », « Le centième singe »,l’histoire vraie d’une fable extraordinaire qui aujourd’hui résonne avec notre destin en tant qu’Humanité.

Une espèce de singe japonais, le macaque japonais a été observé à l’état sauvage sur une période de 30 ans. En 1952, sur l’ile de Koshima, des scientifiques nourrissaient les singes avec des patates douces crues en les jetant sur le sable. Les singes aimaient le goût des patates douces, mais trouvaient leur saleté déplaisante. Une femelle âgée de 18 mois, appelée Imo, pensait qu’elle pouvait solutionner le problème en lavant les patates dans un ruisseau tout près. Elle enseigna ce truc à sa mère. Leurs compagnes de jeu apprirent aussi cette nouvelle façon de faire et l’enseignèrent aussi à leurs mères. Cette innovation culturelle fut graduellement adoptée par différents singes devant les yeux des scientifiques. Entre 1952 et 1958, tous les jeunes singes apprirent à laver les patates douces remplies de sable pour les rendre plus agréables au goût. Seuls les singes adultes qui imitèrent leurs enfants apprirent cette amélioration sociale. Les autres singes adultes conservèrent leur habitude de manger des patates douces sales.

À l’automne de 1958, un certain nombre de singes de Koshima lavaient leurs patates douces – leur nombre exact demeure inconnu. Supposons que lorsque le soleil se leva un matin, il y avait 99 singes sur l’île de Koshima qui avaient appris à laver leurs patates douces. Supposons encore qu’un peu plus tard ce-matin-là, un centième singe appris à laver les patates. Alors quelque chose d’étonnant se produisit !

Ce soir-là presque tous les singes de la tribu se mirent à laver leurs patates douces avant de les manger. Un peu comme si l’énergie additionnelle de ce centième singe créa une sorte « de percée scientifique » Mais ce n’est pas tout : la chose la plus surprenante observée par ces scientifiques fut le fait que l’habitude de laver les patates douces se transmit de façon inexpliquée et simultanée à des colonies de singes habitant d’autres îles ainsi qu’à la troupe de singes de Takasakiyama sur le continent qui commencèrent aussi à laver leurs patates douces. C’est ainsi que le macaque japonais fut surnommé le « laveur de patates ».

En Alsace avec Paul Matthis, 4e dan depuis 30 ans, au Fort Kleber

En Alsace avec Paul Matthis, 4e dan depuis 30 ans, au Fort Kleber dans mes dojos 77159_357212024389385_1262589906_n1-225x300

Paul est certainement l’un de mes deux ou trois senseis préférés. Et ce pour différentes raisons. L’efficacité de ses cours, ou l’on transpire beaucoup, et j’aime travailler dans la sueur. La convivialité sans chichi de son dojo, qui de plus, est certainement le plus beau et le plus atypique qu’il m’ait été donné de visiter. Et par-dessus tout, l’un des senseis les plus attachant, les plus drôle, les plus amical que j’ai pu rencontrer.

Paul est quelqu’un d’entier, profondément généreux, mais du genre à dire clairement ce qu’il pense, quitte à froisser. Un homme lumineux, toujours souriant, à la bonne humeur légendaire, mais sans compromis. Les honneurs, les diplômes, il s ‘en fiche, il ne fait pas de politique. Une rencontre avec Paul est forcément une rencontre très forte au vu de sa personnalité hors norme. Mais derrière son hilarité communicative, on devine une sensibilité peu courante, peut-être même de la fragilité. Paul n’est pas uniquement un sensei qu’on respecte, mais un homme …qu’on aime. Paul Matthis est 4e dan, depuis près de 30 ans…
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Paul Matthis a  débuté l’aïkido en septembre 1973 avec Fernand Simon (co-fondateur de l’Aïkido en Alsace, avec M.Panza), avec qui il a pratiqué pendant 18 années. En Avril 1984, il a passé 5 semaines au Japon pour la préparation de son 4ème Dan, qui lui fut remis par Christian Tissier Shihan. De 1984 à 1989, il occupe le poste de DTR FFAAA de la Ligue Alsace avec Paul Muller, et, en même temps en 1985-1986, celui de DTR Lorraine en remplacement de Yvan Lostette.

 

 

 

 

La première fois que j’ai mis les pieds à Fort Kleber, ce fut une surprise totale. Généralement quand je vais en alsace, je loge sur Wissembourg, au nord d’Haguenau. Villes ou se trouvent d’ailleurs deux excellents dojos, dont celui de Christian Cailleux qui est devenu maintenant une étape obligées pour moi, et j’y retrouve toujours avec un grand plaisir mes amis Christian, Niels, sacha, roland et michel.

906519_357206081056646_1448614461_o-300x225Un soir, d’hiver, j’ai fait la route de Wissembourg à Wolfisheim, près de Strasbourg, direction Fort Kleber. La masse imposante du fort m’attendait sur le parking près du parc floral. Je dois le dire, en première approche, je me suis demandé, si je ne me trompais pas d’adresse, et si un dojo pouvait bien se trouvait dans cet ancien fort militaire, vestige de la guerre de 1870. L’ancien fort Bismarck a été désaffecté en 1996.c ’est ainsi que le fort abrite actuellement : le théâtre des Quinquets, le Carnaval de Strasbourg, les Cavaliers et meneurs du fort, le club d’Aïkido (ACW)… mais aussi les ateliers municipaux, quelques entreprises et de nombreux artistes.fortk31-300x72

Je prends mon sac et je traverse alors le pont qui mène à ce qui doit être l’entrée principale dans une obscurité peu rassurante, et je me demande si je ne suis pas en train de tomber dans un piège glauque, en me jetant dans un squat de punk à chiens…

Heureusement quelques affiches associatives me rassurent, un peu, ainsi que la bonne propreté des environs. Je rentre alors dans une série de couloirs militaires qui semblent me ramenés quelques années en arrière, à l’époque épique de mon service militaire. Je respire quand je découvre une pancarte fléchée marqué «  aïkido ». Tout va mieux, je n’ai pas fait une heure de route pour rien. Je suis alors différents couloirs descendants, parsemés de pancartes vestiges de son dernier passé bidasse.

 

906519_357206091056645_2009588992_o-300x225906519_357206094389978_1050947999_o-300x225Certains sont d’ailleurs entachés d’annotations potaches, dont après coup, je suis à peu près certains qu’elles sont l’œuvre de Paul ou de ses élèves…Au bout, d’un couloir, je commence à entendre des bruits familiers de chutes, j’arrive enfin.

Je découvre alors deux petites salles  aux tatamis verts, et aux murs carrelés ! Un magnifique et grandiose portrait du fondateur trône au Kamiza. Je comprends alors ou je mets les pieds en voyant le panneau à l’entrée du dojo : ICI, IL EST INTERDIT DE FAIRE LA GUEULE »

 

 

 

894572_357207017723219_1819277849_o-300x225894572_357207014389886_1918793298_o-300x225Depuis j’y suis retourné deux fois, et à chaque fois, un souvenir inoubliable. La dernière fois que je suis venu, Paul me reconnait et me présente à ses élèves « Faites gaffes avec l’étranger, si vous lui cassez la gueule, il va écrire qu’on est une bande de cons ! » Tout est dit. Avant le cours adultes, Paul assure aussi le cours enfant. Pour eux c’est la fête. Paul démontre un sumi otoshi, et demande aux mômes «  Alors les nuls, comment ça s’appelle cette technique ?? » Des noms de techniques fusent mais pas celui attendu par Paul. La sanction tombe : « MUSIQUE !» tous les mômes et les quelques adultes participants s’exécutent. Sur le dos, une série de 10 abdos en tapant sur ses cuisses et en cadences svp » et à chaque erreur, on recommence. C’est spartiate, mais tout le monde s’exécute dans la bonne humeur, dans la joie même. Car Paul a ceci d’extraordinaire. Etre capable d’exiger le maximum, en souriant, et pourtant on sait qu’il ne plaisante pas. La bonne humeur est présente comme nulle part, et tout le monde souffre avec la banane et même, en redemande ! Les enfants bossent comme des furieux, mais sont ravis et ça se voit. Etonnamment, les adultes qui se sont joints aux enfants ont l’air d’en baver plus que les petits !!

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Suivre un cours avec Paul est une expérience. On n’est pas là pour se reposer, croyez moi. Ca pulse, avec l’obligation contractuelle de garder le sourire et la pèche. Le dojo est extraordinaire. Deux petites salles aux murs carrelés, où mieux vaut gère l’espace. Les élèves de Paul sont d’un niveau exceptionnel et du coup, travailler avec eux est évidemment très riche. Paul ponctue chaque présentation, d’un mot, d’une boutade drolissime, qui fait qu’on ait sur de vraiment se marrer toute les 5 minutes. Pendant que les élèves bossent, Paul parcours le dojo en corrigeant ici ou là, et toujours avec un mot amusant, c’en est presque un one man show comique. On en ressort épuisé, trempé, mais avec les abdos rompus d’avoir ri autant, et surtout avec une banane jusqu’aux oreilles.paul-7-198x300

A chaque fois, après la douche, il y a un pot d’anniversaire, ou autre prétexte. Paul m’assure que j’ai vraiment du bol de tomber bien à chaque fois. Je ne suis pas sûr de devoir le croire le dessus ;) Du coup, on se retrouve à passer à table, avec cidre, cochonnailles, cakes etc. jusqu’à 1 h du matin !! Je ne vous fais pas un dessin. Quelle soirée mes amis !

Une petite vidéo du club de Rosheim, qui en dit long sur Paul.

http://www.dailymotion.com/video/xcqts4_aikido-paul-matthis-a-rosheim_sport

Le site de Paul : aikimatthis.free.fr

Vous pouvez aussi retrouver Paul tout les mois sur le site de Rosheim : http://aikidorosheim.com/portfolio/paul-matthis-les-mouvements-du-mois/

Aïkido Club Wolfisheim
Fort Kléber, rue du Fort Kléber
67202 Wolfisheim

Renseignements :
06-03-98-71-39
03-88-33-35-24

Paul avec Ikeda sensei, Saito sensei et le deuxieme Doshu, kishomaru Ueshiba.

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