Marc Gandolphe: Interview d’un ami enseignant Aikido, à GUICHEN, près de Rennes.

Marc Gandolphe: Interview d'un ami enseignant Aikido, à GUICHEN, près de Rennes. dans INTERVIEWS img_18211-300x215

 

 

 

 

 

 

Marc Gandolphe , 3e dan aikido, et enseignant à Guichen, prés de Rennes, avec Patrice AGB.

Suivant l’avis de certains amis aikidokas, j’ai souhaité me lancer dans l’exercice difficile de l’interview pour mon Blog. Cette semaine, étant sur la région Rennaise, je suis venu rencontrer un ami aikidoka facebook, avec qui j’ai souvent eu plaisir à échanger sur la toile. J’ai demandé à Marc si, aprés son cours, il aurait la gentillesse de vouloir être le premier à se prêter à cet exercice amical. Il m’a aussitôt répondu positivement, et je l’en remercie grandement. J’ai voulu faire un interview sur le ton de la conversation détendue. Marc avait prévu des bières, on était dans la tonalité juste.

 

AGB : Marc, j’ai vu sur ton site que tu as débuté l’aïkido en 92…

Marc Gandolphe : Oui, ça fait une vingtaine d’année maintenant… Au milieu des années 80, j’avais fait un peu de Karaté à Nîmes, et j’avais aussi quelques contacts avec des aïkidokas locaux. Après, ma vie professionnelle m’a amené en Alsace. Sur place j’ai cherché un art martial. Karaté ? Full contact ? Non, je me suis naturellement porté vers l’Aïkido. Je me suis lancé  pour quelques mois, puis j’ai arrêté un an pour reprendre définitivement en 92. A l’époque j’étais chez Alain Rahier, élève de Tissier, au CAES du CNRS de Cronembourg, où j’ai fait mes « premières armes » durant trois ans . Puis une année chez Claude Seyfried.

AGT : Le Claude Seyfried illustrateur?

MG : Oui, notre cher STYX ! Un ancien ami & élève de Jean Michel Merit, de l’école Saotome, donc avec des approches différentes de l’école Tissier de A.Rahier. Dans le même temps, je me suis mis à côtoyer le club de Paul.

AGT. Paul Mathis à Wolfisheim ?

MG.Ah ouais, quelle expérience ! Tu vois cet homme, 4e dan, depuis 30 ans, pfff, j’ai tellement de respect pour lui, quelle rigueur dans sa pratique … et sa légendaire bonne humeur…  Il m’appelait « le sudiste », (rires). Tu veux une bière ?

AGT : Tu m’étonnes…un de mes profs préféré, faut voir le niveau de ses élèves…

MG : Mais j’ai quitté l’alsace pour mon travail en 96, je devais être 2e kyu, 1er kyu peut être.

AGT : Ceci dit, tu as eu ton Shodan en juste 5 ans !

MG : Oui, mais  à cette époque, quand je pratiquais, c’était 3 fois par semaine, plus le samedi chez Paul, j’enquillais les stages… Apres je suis arrivé à Rennes. Je me suis tout naturellement retrouvé dans le club de Gilles Rettel, et là aussi, 3 cours par semaine au CSGR, plus de temps à autre à la Tour d’Auvergne ou au CPB, et j’ai eu mon grade en 97 avec Gilles Rettel, avant qu’il ne parte pour Dinard. Et C’est Serge Retourné, élève de Tissier, qui l’a alors remplacé au CSGR.

AGT : Ce qui fait que tu as toujours été à la FFAAA

MG : En effet, mais j’allais aussi faire des stages à la FFAB, à l’époque…

AGT : Oui, il semble que cela devienne difficile

MG : Oui et c’est malheureux. Mais on continue (avec certain de mes élèves) à aller au stage de Jaff (Raji) ou Tiki shewan. Avec Gérard Dominé de la FFAB à Chantepie nous avons fait des inter club.

AGT : A Rouen aussi on a des échanges très conviviaux avec le Havre ( feu rené VDB)
MG : On ne devrait pas, à notre niveau de pratiquant ou d’enseignant, rentrer dans ce jeu stupide de guerre des clans. Je trouve que les gens de la FFAB font un aïkido AIKIKAI, avec quelques petites nuances certes, mais la pratique est identique à la nôtre . img_1818-300x225 dans INTERVIEWS

AGT : Aujourd’hui tu es 3e dan, mais je me demande, moi qui suis juste 2e kyu, si on se souvient des difficultés qu’on avait avant le shodan, la maitrise des chutes, la raideur etc…Quand tu regardes tes élèves tu n’as pas le souvenir parfois d’avoir eu les même travers ?

MG : Tu sais, le temps passe, y a le boulot, la famille… non, c’est un peu loin… Ce qui diffère, peut être, c’est qu’on a du mal à pousser nos élèves à participer plus aux stages par exemple, il faut les bousculer, répéter les dates pour motiver, mais c’est dur. J’ai de bons élèves, mais j’ai aussi beaucoup de pratiquants qui viennent une fois par semaine, même depuis des années ! On n’a pas tous la même approche là dessus. Moi, je pratiquais au moins 3 fois la semaine, si je me faisais mal en chutant ( mal au dos, petite entorse, …), je remettais le couvert tout de suite.

AGT : C’est vrai qu’en aïkido, on voit des gens venir pour faire du sport, pour se relaxer, pour faire un art martial doux, pour avoir un loisir déstressant, pour maigrir ! Mais bon, si ils y trouvent leur compte ?

MG : Oui, c’est cela. Ma femme me le dit parfois « tout le monde n’est pas passionné comme toi… »

AGT : Comment as-tu eu ce club ?

MG : En janvier 2002, entre une bolée de cidre et une galette des rois ! Notre très regretté président de ligue Bretonne & ancien trésorier de la FFAAA, Marcel Dromer,  savait que j’habitais a 8km de Guichen. Ce club de Guichen allai se retrouver sans prof. (celui-ci partant pour Rennes). Lors de la soirée Galettes des Rois au CPB, Marcel m’a sollicité pour reprendre le club ! A l’époque j’étais 2e dan, mais pas enseignant et toujours élève de Serge. Marcel m’a quasiment sorti le papier d’inscription au BF sous le nez. Et je me suis inscrit le soir même pour préparer le BF ! En septembre 2002, je reprenais le club ! Tu reveux une bière ? Et, à moi de te poser une question si tu veux bien.

AGT : Ok ?

MG : Ca fais un bon moment que je te suis sur Facebook, je t’ai vu sur le tatami, tu te débrouilles pas trop mal, et … tu as oublié ton Hakama ?

AGT : En fait, mon prof ma autorisé a le porter depuis un an, mais je suis assez frileux de le mettre dans les clubs où je mets les pieds pour la première fois, vu que certains ne le mettent qu’au premier kyu, voir plus…en même temps quand je le mets pas, j’ai l’impression de faire injure à mon prof.

MG : Ah ouais, mais c’est pas une histoire de grade !… 2ème kyu, 3ème kyu, si ton prof t’a donné le Hakama, t’as pas de raison de ne pas le porter ! Surtout si tu connais l’historique du port du Hakama (dixit l’article sur Me Tamura  du Dragon magazine  de cet été)… Moi, je le donne à ceux qui sont investi dans leur pratique, ce qui n’a pas forcément un rapport à leur niveau. C’est mon approche en tout cas.

AGT : Oui, c’est comme l’affaire des couleurs des Hakamas, enfin, Leo Tamaki en assez parlé sur son blog…Revenons à toi, quand on est prof, est ce qu’on arrive encore à trouver le temps pour pratiquer pour soi ?

MG : Ecoute, moi j’ai besoin d’être sur les tatamis, et être professeur, n’a jamais été pour moi, une fin en soi. J’enseigne deux fois par semaine, j’y ai pris goût et j’aime cela. Je rends service à l’Aïkido à mon niveau. Et je vais 2 à 3 fois par semaine à la Tour d’Auvergne dans le dojo de Jean Paul Auffray pour bosser mon aïkido. J’ai dans l’idée de préparer mon 4e dan. Je ne peux pas me cantonner à mon petit monde, j’ai besoin de m’ouvrir. img_1817-150x150

AGT : j’avais une autre question… mince, j’ai oublié…

MG : moi je sais, « Est ce que j’aime la bière ?» la réponse est OUI ! (rires)

AGT : Ah si, une question technique !

MG : OULAAAA !

AGT : Comment abordes-tu le travail des chutes . Voilà, au stage enfant du Doshu, j’ai vu une chose étonnante. Yoko Okamoto sensei a fait faire des chutes avant et arrière aux mômes, et… des chutes tampon buvard !

MG : Ah ouaais !!

AGT, Et là où ce fut drôle, c’est qu’elle les a remerciés pour cette démo, car, a-t-elle dit, au japon, on ne travaille pas cela du tout !! Alors les chutes feuille mortes, plaquées… on les travaille chez vous ?

MG : Moi, j’ai une approche, un peu inspirée de Jaff Raji, ou j’essaye d’arrondir les gens, avec des chutes basses (au sol) pour ne pas abimer le corps et aussi et surtout en travaillant le souffle. Le reste, c’est bien si tu as des capacités gymniques. Par contre j’ai beaucoup d’admiration pour le travail éducatif des chutes de Donovan Waite, qui a une approche extraordinaire des chutes (feuille morte par ex. ) . Et je pense qu’il faut éviter les chutes envolées, par exemple sur shiho nage, il faut se préserver. A la limite sur Kote Gaeshi, le sol est moins haut…. Ceci dit, les chutes, pour moi, c’est 50% du travail en Aïkido. En soufflant, en se relâchant. Les gens travaillent trop souvent en apnée.

AGT. Sinon, tu as un prof qui t’inspire particulièrement ?

MG. Joël Roche pour les armes. Il a un éducatif qui s’adresse du 5e Kyu au 5e dan, enfin, c’est comme ça que je le vois. Il faut aller le voir dans ses stages. Et puis, bien sûr, mon sensei Jean Paul Auffray, à Rennes, qui a  une approche inspirée par Seigo Yamaguchi et par Franck Noël.

AGT: Merci Marc de t’être prêté à ce jeu de l’interview, ce qui est aussi une première pour moi, aussi je me suis jeté à l’eau avec toi, on verra ce qu’on en tirera. Mais je crois que cela promet d’être intéressant, tu seras j’espère le premier d’une longue série ;)

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la page du club de Marc à Guichen :  http://aikidoclubdeguichen.jimdo.com/

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